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Antoine de Sainte Anne Galvaõ de Franca (saint)
De Wikitau.
[modifier] Admiré pour la qualité de ses sermons et de sa prière
Né en 1739 dans une famille pieuse et riche de Guaratingueta, ville proche du sanctuaire marial national d'Aparecida, à quelques 175 km de Sao Paulo – la maison natale transformée en musée en témoigne encore aujourd’hui –, Antonio de Sant’Anna Galvao est le quatrième de dix enfants.
À 13 ans, il entre au séminaire des jésuites de Belém, dans l’État de Bahia. Mais c’est chez les franciscains de Rio qu’il décide de faire profession religieuse. Ordonné prêtre en 1762 et nommé à Sao Paulo, il se consacre à différents apostolats, surtout à celui de confesseur et d’assistant spirituel auprès des religieuses et des fraternités du Tiers-Ordre séculier.
C’est ainsi qu’il participe, comme prêtre et architecte, à la fondation d’un nouveau monastère : Notre-Dame de l’Immaculée Conception de la Divine Providence, aujourd’hui Notre-Dame de l’Immaculée Conception de la Lumière. À sa mort, le 23 décembre 1822, il y est enterré à la demande des religieuses et des fidèles.
Tout de suite, sa réputation de sainteté se répand dans le pays. Grand (1,90 m) et élégant, il appréciait la poésie et la littérature, mais il était surtout admiré pour la qualité de ses sermons et de sa prière, pour ses dons d’ubiquité et de lévitation, et pour les guérisons qu’il permettait d’obtenir. En 1798, le Sénat de Sao Paulo le désignait comme "homme de paix et de charité", en raison de son ministère auprès des pauvres et des souffrants.
[modifier] De minuscules « pilules » de papier
Un jour, racontent les récits de l’époque, alors qu’il se rendait à pied de Rio à Sao Paulo, un homme souffrant de maux de reins l’interpella et le pria de le guérir. Sous l’inspiration de la Vierge, le P. Galvao écrit sur un petit bout de papier : « Post partum, Virgo, inviolata permansisti. Dei genitrix, intercede pro nobis » (« Après l’enfantement, ô Vierge, tu es restée inviolée. Mère de Dieu, intercède pour nous »), une phrase de l’Office de la Vierge.
Il en fait une boulette et demande à l’homme de l’avaler comme une « pilule » en récitant la prière. Mettant sa confiance en Notre-Dame, l’homme est guéri. Peu de temps après, le futur saint vient de la même manière au secours d’une femme qu’une grossesse difficile met en danger. Après avoir avalé la « pilule » du P. Galvao, la femme accouche sans problème.
Dès lors, sa réputation est faite. On se bouscule au monastère. La tradition persiste. Et les religieuses de Sao Paulo continuent de distribuer de minuscules « pilules » de papier (180 000 chaque semaine).
Au sanctuaire de Guaratingueta, à côté des peintures qui célèbrent quelques-uns de ses miracles, des photos et ex-voto témoignent des grâces obtenues.
Il fut le premier bienheureux né au Brésil, béatifié par Jean-Paul II en 1998. Il a été canonisé par Benoit XVI Vendredi 11 mai 2007, au Champ-de-Mars de Sao Paulo. C'est le premier saint brésilien.[[catégorie:Personnage du XVIIIe siècle]]

