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Benoît l’Africain (saint)
De Wikitau.
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Benoît l’Africain (saint)
Frère laïc franciscain Récollet, connu sous divers noms : Benoît le More, Benoît l’Ethiopien, Benoît de San Fradello, e Benedetto da San Fratello, Benedetto Manasseri .
[modifier] Sa Vie (1526-1589)
Benoît naquit en 1526 à San Fradello, près de Messine en Sicile. Il était fils d’esclave yoruba ( Ethiopie) d’une famille transférée d’Afrique en Sicile, et donc esclave lui-même. Eduqué chrétiennement par ses parents, il était très pieux et serviable. Son maître l’affranchit et lui confia la garde des troupeaux. Déjà, dans son entourage, on l’appelait « saint More » en raison de son humilité et de sa piété exemplaire. Vers 1550, il rejoignit une communauté d’ermites, fondée par un noble sicilien, Jérôme Lanza, placée sous le patronage de st François d’Assise. Il succéda au fondateur comme supérieur de la petite communauté. Mais le Pape Pie IV dissout la communauté et proposa aux membres de rejoindre les Frères mineurs Récollets. Ce que fit Benoît qui entra comme frère lai dans un couvent sis près de Palerme. On lui confia la charge de la cuisine, car il ne savait ni lire ni écrire. Il s’y dévoua pleinement et édifia tellement ses frères qu’ils lui confièrent la charge de maître des novices. On conserve le souvenir de nombreux faits extraordinaires qu’on lui attribua, comme si les miracles se multipliaient auprès de lui. Après sa charge il fut de nouveau cuisinier et malgré ses jeûnes et les temps passés en oraison, la cuisine était toujours prête, comme si les anges s’en mêlaient. C’est ce qui arriva lors de la visite de l’évêque du lieu où le vicaire du couvent chercha le cuisinier, absent, en oraison à la chapelle, jusqu’au moment de servir le repas qu’il était censé préparer. Il servait aussi les malades et plusieurs furent guéris à son contact. Il ne quittait pratiquement pas l’oraison et contemplait, de préférence, la passion de Jésus-Christ, et sa présence eucharistique, mais aussi la Vierge immaculée. Il s’adonnait à de lourdes pratiques de pénitence : jêunes, discipline etc… Il évitait de sortir du couvent durant la journée, car les fidèles l’entouraient pour obtenir des grâces et la promesse de ses prières.
Benoît mourut au couvent de Sainte-Marie de Jésus, près de Palerme et fut inhumé dans le caveau du couvent. Les foules accoururent pour obtenir des faveurs spirituelles et des miracles. On exhuma son corps pour le présenter à la vénération des fidèles. Le sénat de Palerme le déclara patron de la cité. Le pape Benoît XIV le béatifia en 1743. Il fut canonisé par le pape Pie VII, le 24 mai 1807. Son culte est particulièrement développé au Brésil, parmi les saints protecteurs des noirs d’origine africaine et des descendants d’esclaves. Il y figure souvent dans les retables des autels , comme dans l’église N-D. du Rosaire de Salvador de Bahia.Les adeptes des cultes vaudou l’ont intégré à leur panthéon : En 2000, son nom fut donné à une chaire créée par cette ville et par l'Unesco afin de promouvoir le dialogue interculturel et interreligieux.
El Santo negro Rosambuco est le nom de la pièce de théâtre que Lope de Vega consacra à Fra Benedetto de San Fratello et qui fut publiée à Barcelone en 1612.
[modifier] Lien externe
[modifier] Bibliographie
- Albaret, Pol de Léon, Saint Benoît l’africain, le premier noir canonisé. Editions Franciscaines, - Paris, 1964
- Giovanna Fiume, Il santo moro: i processi di canonizzazione di Benedetto da Palermo (1594-1807)
- Giovanna Fiume et Marilena Modica éds., San Benedetto il moro : santità, agiografi a e primi processi di canonizzazione ( Palerme, 1998)
- Vittorio Morabito, "San Benedetto il Moro, da Palermo, protettore degli Africani di Siviglia, della penisola iberica e d'America latina", in Negros, mulatos, zambaigos. Derroteros africanos en los mundos ibéricos, sous la dir. de B. Ares Queija et A. Stella, Escuela de estudios hispanos-amerricanos, Seville, 2000, p.223-273.
- Jocelyne Dakhlia , Le saint Maure Trames de langues: usages et métissages linguistiques dans l'histoire du Maghreb

