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Berthold Schwarz (Le moine noir)
De Wikitau.
Berthold Schwarz (vers 1318 - vers 1384 ou 1290-1320) (surnommé le moine noir, niger Berchtoldusce) cordelier, ou bénédictin vivant chez des cordeliers, aurait été d'après d' anciennes chroniques allemandes, un moine franciscain et alchimiste allemand. Schwarz est son surnom de noir, couleur chimique ou signifierait Magicien : on le disait autrefois originaire de Cologne ou de Friboug, de Mayence ou de Nüremberg, faute de savoir quoique ce soit de plus sur lui[1].
Sommaire |
[modifier] Une découverte
A la suite du voyage de Marco Polo, de retour à Venise en 1318, qui mentionna l'utilisation de la poudre noire par les orientaux pour les feux d'artifice, Berthold Schwarz est considéré par la légende populaire comme celui qui redécouvrit les secrets de la poudre noire en occident en voulant trouver une une couleur d'or ou en broyant du soufre et du salpêtre, ce qui provoqua une explosion, vers 1320 ou 1330 (ou 1354, vers 1380 selon Furttenbach en 1643, à Cologne, Fribourg ou Mayence) mais cette découverte lui est souvent contestée.
Son vrai nom serait Berthold von Lützelstetten, de Constance (Bertoldus de Constantia), d'après l'historien allemand H.J. Rieckenberg (1982), il aurait été membre de la Cathédrale de Cologne de 1294 à 1310, et il serait allé quatre fois à Paris comme magister artium Bertoldus de 1329 à 1336[2]. Selon Gartz (2007) il n'aurait pas existé, son nom serait un anagramme de la composition de la Poudre par Bacon. [3]
Schwarz selon d'autres est par contre considéré comme l'inventeur non de la poudre à canon, mais de l'art de la déposer dans des tubes en fer, dont une des ouvertures était fermée par une plaque en fer. Cette poudre allumée à l'aide d'une mèche brûlait en emettant des gaz. Une statue lui a été élevée à Fribourg-en-Brisgau Place des Franciscains. Selon d'autres sources, l'introduction de la poudre noire en occident devrait être attribuée à Roger Bacon.
[modifier] Légende noire et célébrité posthume
Etant donné que l'invention du frère Berthold pouvait servir à détruire et à tuer, beaucoup furent persuadés que le pauvre Frère Berthold, Franciscain alchimiste si savant, avait fait sa découverte non par une erreur d'epxpérience (le mortier avait éclaté dans son laboratoire), mais sur le conseil du diable, et une image le représente ainsi, on raconta qu'il fut mis en prison pour acte de sorcellerie et qu'en prison il décovuerit la poudre à canon. On se référa alors à la décision du Concile de Latran 1139 qui défendait, sous peine de bannissement, "d'exercer cet art porteur de mort et être lancés ou projetés comme des traits, et, surtout, contre des chrétiens catholiques" [4].
Son invention aurait cependant été utilisée très vite. Il serait mort en essayant d'utiliser la poudre comme moyen de propulsion des boulets dans les bombardes, ou dans une explosion dans son laboratoire. Mais il existe une autre version de sa mort, ou plutôt une autre légende. Après avoir connu les prisons de Venise, il aurait été condamné à mort par ordre de l'empereur Wenceslas : D'après un certain M. Lacabane, ce même cordelier aurait "trouvé l'art d'obtenir des bouches à feu par la fusion d'un alliage métallique d'une dureté considérable et qui permettait à la pièce de résister aisément à l'action du tir". Cela aurait fait connaître le cordelier par delà les frontières : "Il est cependant bien établi qu'en 1378 il se rendit à Venise, et y fit connaître le nouveau perfectionnement qu'il avait apporté à la fabrication des bouches à feu. Les Vénitiens firent usage de ses canons au siège de Chiozza, en I380. Cependant les magistrats de Venise, fidèles aux vieilles habitudes des républiques italiennes, récompensèrent mal ses services. Le siège terminé, pour se dispenser de payer à Berthold Schwarz la récompense promise, on le fit jeter en prison, et du fond de son cachot il revendiqua inutilement l'honneur et le prix de ses travaux. Une croyance populaire menace tous les auteurs d'inventions funestes à l'humanité du destin de périr eux-mêmes victimes de leurs pernicieuses découvertes : Berthold Schwartz aurait fourni une frappante confirmation de cette pensée, s'il est vrai, comme l'ont écrit les Fribourgeois, que l'empereur Venceslas, pour punir cet homme de sa terrible invention, l'ait fait attacher à un baril de poudre auquel on mit le feu [5]"
Pouchkine en fait un personnage dans une de ses nouvelles et Jean Anzengruber le met en scène dans une pièce de théâtre jouée à Budapest en 1840, le représentant en prison pour sorcellerie, et faisant exploser les murs de sa prison, tandis qu'un tableau parisien de Penguilly L'Haridon de 1848 intitulé L'Inventeur le représente dans victime d'une chute mortelle suite à une explosion de poudre dans son laboratoire, juste châtiment de son invention.
[modifier] Notes et références
- ↑ Biographie universelle
- ↑ Vf. identifiziert den unter dem Namen Bertold Schwarz bekannten Erfinder des Schießpulvers mit dem von 1294 — 1310 in Konstanz nachweisbaren Domherrn Bertold von Lützelstetten und dem magister artium Bertoltius de Constantia , Deutsches Archiv für Erforschung des Mittelalters.vol. 11.
- ↑ http://board.gulli.com/thread/936963-erfindungen-der-alchemie/
- ↑ Le Signal 1942
- ↑ 1862 Exposition et histoire des principales découvertes - Louis Figuier
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- http://www.deutsches-museum.de/fileadmin/Content/data/Insel/Information/KT/heftarchiv/1982/6-2-112.pdf
- http://de.wikipedia.org/wiki/Berthold_Schwarz
- http://www.deutsche-biographie.de/sfz4157.html
- http://www.musketeer.ch/blackpowder/orig_fuerwerchbuch.pdf
- http://www.musketeer.ch/blackpowder/geschichte.html
[modifier] Bibliographie
- Brock, H. (1912). Berthold Schwarz. In The Catholic Encyclopedia. New York: Robert Appleton Company. Retrieved May 14, 2011 from New Advent: http://www.newadvent.org/cathen/13593b.htm
- HJ Rieckenberg, Bertold, der Erfinder des Schießpulvers. Arch. f . Kulturgesch. Bd. 36, 1954, H. 3, S. 316-332
- Jochen Gartz: Die Kulturgeschichte der Explosivstoffe. E.S.Mittler, Hamburg 2007, ISBN 978-3-81320867-2
- Franz Maria Feldhaus: Berthold (Erfinder des Schießpulvers). In: Allgemeine Deutsche Biographie (ADB). Band 55, Duncker & Humblot, Leipzig 1910, S. 617–619.
- Kramer, W. Gerd: Der Fall Berthold: Werk, Schicksal und Tod. Verlag W. Gerd *Kramer, Freiburg 1993, ISBN 3-922-67562-X
- Kramer, W. Gerd: Berthold Schwarz. Chemie und Waffentechnik im 15. Jahrhundert. Oldenbourg, München 1995
- Eckart Roloff: Berthold Schwarz: Fragezeichen zum Schießpulver eines Franziskaners. In: Eckart Roloff: Göttliche Geistesblitze. Pfarrer und Priester als Erfinder und Entdecker, Verlag Wiley-VCH, Weinheim 2010, ISBN 978-3-527-32578-8, Seite 63 - 78(mit Hinweis auf Erinnerungsstätten, Museen, Rezeption, Theaterstücken zu Schwarz u. ä.)
- Franz Beyerles Studie Ein Konstanzer, nicht Berthold Schwarz Erfinder des Schießpulvers?"
- Hans Jürgen Rieckenberg, Bertold, der Erfinder des Schießpulvers, AKG 36 (1954)[[Catégorie:Personnage du XIVe siècle]]

