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Ceferino Gimenez Malla (bienheureux)
De Wikitau.
Laïc du Tiers-Ordre de saint François, martyr de la Révolution espagnole, Ceferino Gimenez Malla est le premier fils du Peuple Gitan dont la sainteté est reconnue solennellement par la sainte Église, ainsi que l’héroïcité de ses vertus et le martyre pour la Foi.
martyr | |
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| né le | 26 août 1861, Fraga Espagne |
| décédé le | 1936 Espagne |
| béatifié le | 4 mai 1997 |
Ceferino naquit à Fraga (Huesca) (Espagne), le 26 août 1861. Il devint éleveur et marchand de chevaux et réussit dans ses affaires. Il avait épousé Teresa Gimenez Castro, après avoir vécu un certain temps avec elle. Il ne put avoir d’enfants, mais adopta Pepita, la nièce de son épouse. Très pieux, il rejoignit le Tiers-Ordre de saint François. En devenant progressivement un vrai serviteur de Dieu et de ses frères. Dans sa nation, on l’appelait « El Pele ». Il s’efforçait d’apaiser les conflits : il sera reconnu comme “celui qui rétablit la paix”, “l’avocat des pauvres”, “le défenseur des Gitans”. Il acquit la sagesse et la connaissance des choses de Dieu. L’évêque de son diocèse de Barbarastro, Mgr Florentino Barroso l'avait en grande estime et amitié et recourrait parfois à ses conseils.
Ceferino était analphabète, il connut la prison pour des soupçons mensongers, mais fut reconnu innocent. Il vécut, ses dernières années dans une grande pauvreté. Mais il était riche dans la charité qu’il témoignait aux pauvres, pour les aimer et les secourir. Beaucoup d’épisodes témoignent de son empressement à secourir la misère des autres, même en se privant du strict nécessaire. Pauvre, mais riche en vertus. Humble, mais d’une grande foi alimentée par la pratique assidue des sacrements et de la prière. Dans ses dernières années, il assistait presque quotidiennement à la sainte Messe et y communiait. Il priait et invitait sa famille, ses amis et même des étrangers à prier. Il ne quittait jamais son rosaire, ayant une tendre dévotion pour la Vierge Marie. C’est dailleurs le rosaire à la main qu’il s’écria fortement « Vive le Christ-Roi ! » lorsqu’il subit le martyre. Il avait été arrêté pour avoir pris la défense d’un jeune prêtre détenu par un groupe de militants communistes. C’était le 19 ou le 25 Juillet 1936. En prison, il n’avait cessé de prier. Un ami anarchiste, membre influent du parti communiste était venu lui offrir la liberté en échange de ne faire aucune démonstration de sa foi, et de cacher son rosaire. Sans aucune hésitation, Ceferino refusa cette offre, au prix qui lui était demandé, et affronta sereinement et joyeusement le sacrifice suprême. Il avait 75 ans. Il fut fusillé dans le cimetière de Barbarastro, probablement le 2 août de cette année 1936, précédant de peu son ami, l’évêque Florentino.
Il a été béatifié par Jean-Paul II, le 4 mai 1997, sur la Place Saint-Pierre. Le Pape Jean-Paul II, recevant un groupe de Gitans français leur déclara que « Ceferino était un Gitan admirable par la sagesse et le sérieux de sa vie d’homme et de chrétien », et encore « un bel exemple de fidélité dans la foi pour tous les chrétiens, surtout pour vous, les Gitans, qui êtes proches de lui par la nationalité et la culture." Sa fête est fixée au 4 août.

