2012 : 800 ans de la fondation des Sœurs pauvres par sainte Claire
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Châtillon-sur-Seine

De Wikitau.

Châtillon-sur-Seine (France)lat : 47.5212, lon : 4.3422

Sommaire

[modifier] Les premiers frères à Châtillon

Châtillon est une petite ville bourguignonne en forme de croissant, traversé par une rivière en forme de S, sur laquelle passe un petit pont qui séparait la ville en deux quartiers. Saint Bernard de Clairvaux y passa son enfance : le miracle de la lactation eut lieu dans l'église Saint Vorle.

[modifier] La fondation

En 1226, quelques pélerins de saint François sous la conduite de Rodolphe d'Assise passèrent à Châtillon (Castello super Sequana) en la Province de Bourgogne. Jacques Fodéré nous conte l'installation d'un de premiers couvents cordeliers de France  : L' immense charité que professaient ces pauvres missionnaires franciscains édifia les habitants qui obtinrent par leurs instances que leur chef laissât dans la ville deux de ses religieux pour y fonder un couvent. Au dehors des fossés de Châtillon en une prairie du côté du midi était une petite chapelle fondée par les seigneurs de Chamesson [1] au long de laquelle coulait un petit ruisseau d' eau vive. Ce lieu était fort dévotieux car le peuple de la ville y allait faire ses prières le matin avant que de se mettre au travail et le soir auparavant de se coucher, de sorte que telles heures semblaient être de petites processions et pélerinages. Auprès de cette chapelle, était une petite maison, dans laquelle on logea ces deux bons pères cordeliers.

Cette chapelle appellée Cordelle des franciscains dépendante des seigneurs de Chamesson fut donnée à ces religieux sur la requête des habitants en 1238  : Jacques Flamand bourgeois de Châtillon, leur donna un verger chargé d' un cens envers la maison des Templiers, et en paya le cens, Jehan de Noidan une petite prairie le long des murs de Châtillon, noble dame Isabeau de Thorey, un jardin, le tout fut entouré de murailles, et c' est ainsi que grâce à l' enthousiasme qu 'ils avaient excité, ils parvinrent à se former un modeste enclos autour de leur chapelle. Ils y célébraient la messe et disaient l ' Office Divin avec autant d' affluence de personnes que d' édification de tous les bons habitants qui attendaient quelque aide à l' honneur de Dieu pour bâtir un couvent. Le duc Hugues y fit bâtir le couvent et une belle église consacrée sous le titre de l' Annonciation par Robert évêque de Langres. Le dortoir et les chambres furent enfin achevés. Le verger et le jardin traversés de la rivière étaient fermés par des grilles en fer plombées dont les pointes formaient un vivier naturel dans lequel on pouvait prendre les truites à toute heure. Plus loin on salait les viandes.

[modifier] Leurs bienfaiteurs

Cet aide ne se fit pas longtemps attendre bientôt comblés de largesses et de priviléges les Cordeliers de Châtillon comptèrent le roi saint Louis parmi leurs bienfaiteurs. Le duc de Bourgogne Hugues IV leur fit élever un monastère avec une grande magnificence. Pour la plus grande commodité des religieux franciscains il ordonna à ceux du Bourg de pratiquer une porte de ville vis à vis l' entrée du couvent malgré les remontrances des magistrats qui alléguaient l' inutilité d' une nouvelle porte si voisine de celle de Roche distante de moins de cent pas elle fut faite et appelée la « porte de Saint François » ou des Cordeliers. Robert II eut pour eux la même vénération que son père, jaloux de contribuer à cette pieuse fondation : il y ajouta de nouveaux cloîtres et s y ménagea des appartements où il se retirait pour prier les veilles des fêtes solennelles toutes les fois qu il résidait dans son chastial de Châtillon. Les ducs Jean et Philippe le Bon firent reconstruire les bâtiments Ces princes permirent de tirer de la Seine de l' eau pour le service de la maison et du jardin.

[modifier] L'église des Cordeliers

L' église des Cordeliers était d' une merveilleuse architecture et les plus puissants y briguaient un tombeau dans ses riches chapelles on y remarquait ceux de Hervé de Saffresen, 1306, Béatrix sa fille, Guillaume et de Jean de Chastillon, chevalier qui, par grande dévotion, avoit pris l' habit de saint François en 1344. Le Gruyer de St Bri épouse de Phil Vignier qui fit une fondation en cette église et une autre en celle de St Nicolas en 1485. Un sépulcre de Jésus-Christ dans son Suaire orné de douze grandes figures de pierre, en bas-relief  : Ce magnifique saint- sépulcre entouré de douze grandes figures fut ensuite transporté dans l' église Saint-Vorle après la destruction des Cordeliers dans les guerres de la Ligue : [2] celui de Charles du Bec Crespin, vice-amiral de France, mort en 1529 dont la devise était "Se taire ou bien dire" , d'une cette illustre famille, qui donna à la France un cardinal, deux archevêques un maréchal, et le chevalier qui portait l' étendard apostolique à la bataille de Hastings. . L' église fut ruinée en 1594 avec partie du monastère alors les Cordeliers se bâtirent une petite maison proche la porte Dijonnaise : « Cette demeure fut construite au 13e siècle, d'après la plupart des historiens, afin d'héberger la nombreuse suite des ducs de Bourgogne. La ville en fit l'acquisition en 1595, afin d'y installer les cordeliers dont le couvent avait été détruit en 1594. Les cordeliers occupaient également la maison des Mirebeaux, située à l'arrière, où les religieux avaient aménagé une chapelle bénie le 22 septembre 1596 par l'évêque de Langres, Charles des Cars. D'après le père Godefroy, les cordeliers quittèrent les lieux en 1697. Les bâtiments servirent ultérieurement d'habitations » [3] [4]. Les troubles étant apaisés ils revinrent dans leur ancien emplacement où le P Jean Baptiste Junot provincial contribua beaucoup aux nouveaux bâtiments: Louis Vignier baron de Ricey vers 1645 fit bâtir le cloître autour duquel on voit les armes de sa famille et celles de ses alliances notamment des Crequi Chabot de Clermont. L' église, belle, voûtée, bien éclairée ne fut achevée qu' en 1711. Le P. Edme Fornier dijonnais ancien définiteur mort gardien en 1766 a embelli la maison. Edme Régnier de Romprey lieutenant général au bailliage et sa femme qui en avaient orné l' église, s' étaient fait représenter à genoux aux pieds du Sauveur mourant. Le reste du monastère répondait à tant de magnificence si bien dit le P. Jacques Fodéré que ce couvent «  était un des plus grands et des plus somptueux que l' on pût voir de çà les monts et une demeure si délicieuse et d' une assiette si agréable qu' elle paraissoit un paradis de plaisir ».

La Vierge des Cordeliers Les objets précieux, statue de la Vierge, tableau de St Jérome dans son cabinet, tabernacle offert par Louis XIV, furent transférés en 1801 en d'autres églises environnantes, comme St Hippolyte de Brion-sur-Ource, par Godefroy de Cernay, seigneur de Brion. La statue de la Vierge à l'Enfant en pierre dorée et polychrome, du XIVe siècle, dite « Vierge des Cordeliers» provient du couvent et fut acheté le 12 mars 1791 par Garnier de Cernay, seigneur de Brion-sur-Ource elle éait aurefois dans la chapelle Notre-Dame-la-Grande de l'église conventuelle, chapelle qui avait été fondée au XIVe siècle siècle par Guillaume et Jean de Châtillon, seigneurs de La _Jaisse. Le Couvent fut acheté en 1811 par M. Coulmier et devint un hôtel. Les murs du XIIIe siècle subsistent encore aujourd'hui et on y voit près de la mare des capucins un très beau cyprès chauve.

[modifier] Les Observantins

au XVIe siècle le couvent passe aux religieux de l'Observance après quelques peripéties : On mit en prison l'ancien gardien des conventuels, peu désireux de céder son couvent, mais il s'échappa de nuit en faisant le mur sa cellule : le futur gardien des observants s'enfuit alors à Dijon, où il obtint enfin la garde du couvent de Châtillon pour six religieux observants réformés, qui furent bien acueillis par la population.

[modifier] Le Maréchal Joffre chez les Cordeliers

Pendant la Guerre de 14-18 le QG de l'Armée française et le maréchal Joffre s'installent dans le Couvent de Cordeliers, d'où furent lancées toutes les directives de la Bataille de la Marne. Saint François veillait sur la France. [5]

[modifier] Les Capucins'

Fondation : 1633. Impasse du Porche des Capucins. Les Capucins vinrent à Châtillon en 1633. Le curé, Claude Frerot planta alors une croix hors de la ville, où ils demeurèrent trois ans. Mais la crainte d' être détruits par les partis de Galas, les fit transporter dans un emplacement qu' ils occupèrent ensuite, entre les ponts  : la Seine borde le jardin, traversé par un ruisseau, qui sert de canal...

Le Père Ignace (Antoine Bougot) fut quêteur en ce couvent.

Nous renverrons pour cette partie, à l'article très documenté de la Revue Etudes Franciscaines, 1930/01-02, pages 18/44 d'un spécialiste de l'histoire ce couvent : Les Capucins de Châtillon-sur-Seine (P. Godefroy)

[modifier] Lien externe

[modifier] Lien connexe

Voir :Père Ignace (Buffon), Province de Bourgogne

[modifier] Bibliographie

[modifier] Notes et références

  1. Ce qui signifie, Champ de la moisson
  2. Image du saint- sépulcre entouré de douze grandes figures
  3. Inventaire général du patrimoine culturel de Châtillon-sur-Seine, aujourdhui situé à cette adresse : 46 rue du Bourg-à-Mont - 2.4 rue des Cordeliers
  4. Il fut entièrement détruit en 1595 par le Baron de Tenessey. Le gardien François Bouet fit alors construire un nouveau petit couvent, avec église, officines, et dortoir, pour les abriter en cas de guerre puis ils ont rebâti l'ancien sur ses ruines et l'ont de nouveau habité.
  5. http://mairie.chatillon-sur-seine.pagesperso-orange.fr/Historique4x.html
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