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Christophe de Cheffontaines
De Wikitau.
Christophe de Cheffontaines, en latin A Capite Fontium , (1512-1595), Frère mineur observant, lecteur de théologie, ministre général (1571), archevêque de Césarée (1579) et évêque auxiliaire de Sens, mort à Rome en 1595.
Sommaire |
[modifier] Sa vie
Christophe est né à Sibiril en 1512 (?) dans une ancienne famille noble de Bretagne, les seigneurs de Kermoruz Penfentenyou (en français Cheffontaines) [1]. Il entra dès sa jeunesse au Couvent de Cuburien, (fondé en 1458 par Alain, vicomte de Rohan et de Léon) près de Morlaix. Il développa plus tard la confrérie du Saint-Sacrement auquel il avait une vive dévotion, dans toutes les paroisses de Basse Bretagne et de son diocèse, malgré les résistances huguenotes. Il parlait en plus du français, le grec, l'hébreu, l'italien, l'espagnol et le bas-breton.
Après ses études cléricales il devint prêtre et fut rapidement célèbre, pour la qualité de ses prédications qui le conduisirent jusqu’à Paris où, en 1571, il prêcha le grand carême de Saint-Eustache. La prédication de ce temps comportait habituellement la controverse avec les Réformés dans laquelle il excella. Dans le souci de convaincre ses adversaires, il n’hésitait pas à développer une théologie innovante, ce qui lui attira souvent des difficultés avec les autorités ecclésiastiques, surtout lorsqu’il résidait à Rome.
En effet, après avoir rempli plusieurs charges dans sa Province, dont celle de ministre provincial, il fut élu Ministre général de l’Ordre des Frères mineurs observants, au chapitre général de 1571. Il exerça sa charge avec zèle pendant huit années et visita de nombreuses provinces de l’Observance. A la fin de son mandat, en 1578, il fut nommé archevêque de Césarée et évêque auxiliaire de Sens (France). Il n’avait jamais cessé d’écrire des ouvrages de théologie et de controverse dont certains troublèrent le Saint-Office qui le convoqua à Rome pour explication (1586). Trois de ses livres furent mis à l’Index, et d’autres durent être simplement émondés.
Il mourut à Rome, le 26 mai 1595, au couvent de Saint-Pierre in Montorio. Sur sa tombe on pouvait lire : "Christophorus a capite fontium, Christi amore a fonte fuit captus, Christophorus Penfeuntenyo, Fons Christi perenne fuit."
Plus tard, en 1634, la famille de Cheffontaines fit transporter son corps en Bretagne, dans la chapelle du château de Kermorvan, commune de Trébabu du canton de Saint-Renan, près de Brest. La chapelle subsiste de nos jours, mais le tombeau a disparu [2].
[modifier] Son œuvre
Très abondante et remarquable par l’érudition, les qualités du style, la clarté et la vigueur des argumentations. Il publia ses œuvres en français, et en assura lui-même la traduction en latin. Nous ne pouvons citer que quelques unes de ses œuvres, dont les titres sont significatifs du contenu :
• Chrestienne confutation du poinct d’honneur sur lequel la noblesse fonde aujourd’huy ses querelles et monomachies, déduites en traité de quatre chapitres et outre ce en trois dialogues ensuivants , Paris 4 éditions de 1568 à 1586.
• Deffence de la foi de nos ancestres, contenant quinze chapitres où sont déclarez les stratagèmes et ruses des hérétiques de nostre temps, Paris 1570.
• Defensio perpetuae virginitatis B.M.V. Mariae ac S. Josephi ejus sponsi, Lyon 1578.
• Réponse familière à une épître contre le libéral arbitre et le mérite des bonnes œuvres par laquelle on donne une couverture d’accord fort aisé et amiable pour vider tous les différents et controverses qui sont entre les chrétiens touchant les dites matières. Paris 1571.
• Compendium privilegiorum fratrum minorum et religiosarum sub eorum cura viventium nec non et aliorum fratrum mendicantium, Paris 1578.
• De la vertu des paroles par lesquelles se fait la consécration, Paris 1585.
Ce livre lui attira beaucoup d’ennuis, car il y défend la thèse selon laquelle les seules paroles de la consécration ne sont pas suffisantes, par elles-mêmes pour opérer la consécration du Corps et du Sang du Christ, il y faut l’environnement de la prière de l’Église et l’intention précise du célébrant. –
Les livres de Cheffontaines ne figurent plus depuis longtemps dans le catalogue de l’Index.
Christophe de Cheffontaines écrivit aussi plusieurs livres en langue bretonne qui furent publiés entre 1560 et 1570, par l’imprimerie du couvent des frères mineurs de Cuburien
[modifier] Bibliographie
- P. Édouard d’Alençon, in DTC « Cheffontaines » , col. 2352-2353.
- Luc Wadding, Scriptores ordinis minorum, Roma, 1650.
- Albert Le Grand, Vie des Saints de Bretagne Armorique
[modifier] Notes et références
- ↑ Jean IIIe du nom, sr de Kermorus, épousa le 2 janvier 1519, Annette de Coetquis de Kernéguez, dont il eut 8 enfants (Généalogie de la maison de Saisy de Kerampuil) Voir Famille_de_Penfentenyo sur Wikipédia
- ↑ Site de la Chapelle Trebabu, retour au Val
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