Pour lutter contre des attaques de robots, la création de nouveau comptes est momentanément suspendue. Veuillez nous en excuser.
Vous pouvez formuler votre demande de création de compte sur la page de discussion de frère Vincent
Frères Mendiants
De Wikitau.
Frères religieux obligés de mendier leur vie dans l'esprit de la sainte pauvreté instauré par Jésus-Christ, et, à l'origine, selon les lois de la providence : François mendiait son pain.
Sommaire |
[modifier] un idéal franciscain
[modifier] Historique
Il y avait quatre ordres principaux de religieux mendiants, les carmes, les dominicains, les franciscains et les augustins. On les appelait les quatre mendiants ( "quatre mendiens" ) : ils marchaient en tête de toutes les processions, faisaient voeu de pauvreté . Ce terme ne désigne donc pas exclusivement un Frère mineur. Au XVIIe siècle ils se subdivisent en une infinité de branches.
"Ce fut encore au XIII siècle que le Pape Alexandre IV institua les Ermites de saint Augustin. Telle fut l'origine des quatre ordres mendiants : Frères Prêcheurs, Frères Mineurs. Carmes et Augustins". Frère Richard, un confesseur de Jeanne d'Arc, est, selon certains chroniqueurs contemporains : dominicain, selon les autres, franciscain, carme ou augustin : c'etait un Frère Mendiant ; il était cordelier, mai ces quatre ordres etant indistinctement confondus : Testament de Diane de Poitiers "& entends que, quand l'on fera mon convoy, que sy l'on est en lieu pour en avoyr, que l'on y appelle les quatre mendiens ; &, sy c'est en lieu de n'en pouvoyr avoyr sans grands fraiz, je veulx leur estre envoyé à leur couvent vingtz livres, qui seroict, pour quatre, quatre vingtz francs, à la charge qu'ilz me diront, à leur couvent, ung service des morts, pour le repos de mon âme & que Dieu aye pytié de moy".
[modifier] La Bulle du pape Alexandre V
Les privilèges des frères mendiants sont établis par une Bulle du pape Alexandre V : Bulla papœ Alexandri quinti Domini 1489 concessa Mendicantibiis. Cela causa de de grandes dissensions au sein de l'église :
- « Elles furent portées aux dernières extrémités l' an 1409 à l' occasion d' une Bulle du pape Alexandre V qui accordait aux religieux Mendiants tous les privilèges qu' ils avaient travaillé à obtenir jusqu' alors. Cette constitution d' Alexandre étant apportée à Paris y souleva les esprits. L' évèque et l' Université s' opposèrent fortement à sa réception et le clergé choisit de concert le docteur Gerson pour exposer publiquement dans l' église les raisons pour lesquelles ou refusait de s' y soumettre. L' Université retrancha de son corps et de ses assemblées les religieux Mendiants jusqu' à ce qu ils fissent révoquer celle bulle ou qu ils renonçassent aux privilèges qu' elle contenait en leur faveur. C' est peut-être à cause de cette opposition que la constitution dont nous parlons ne se trouve ni dans les tomes des conciles ni dans le Bullaire Romain eu sorte que nous ne l' aurions pas si Luke Wadding ne nous l 'avait conservée dans ses Annales de l' ordre des frères Mineurs dans lequel le pape Alexandre V avait été élevé »
... ... ...
[modifier] Le droit de barrage ou « Barrage de Manducité »
François Rabelais y fait allusion pour critiquer les ordres mendiants car eur privilèges étaient bien souvent contestés. Des plus frians morceaux qui passoyent par vostre gorge, j'en prenoys le barraige. Ce barrage, espèce de dîme, est le droit qu'ont les moines mendiants de subsister aux dépens du public, en se faisant donner leur part de tout ce qui se consume dans le lieu où ils sont. On a appellé barrage, à Paris et ailleurs, certain droit domanial de la barre, dont le propriétaire precevait la dîme, barre assise sur le chemin pour marque de ce droit: et François Rabelais appelle manducité, l'état des ordres mendiants, par rapport au statut appellée Manduce, de manducare, dans le livre IV, chap. Lix, est l'idole des gastrolâtres. Du reste, l'allusion de frères manducans à frères mendians est originairement de Cullebutatarium confratriarum, incerto authore. (F. Rabelais Tome 3, notes de Jouhanneau). Rabelais aurait entrevu ce droit de barrage dans un livre d'Engelbert Messmaker (en latin Cultrifex), que les ordres mendiants eurent le soin de faire souvent réimprimer : Declaratio et defensorium Privilegiorum fratrum
Ce barrage était un droit sur les denrées, les chariots, et les bêtes de somme pour l' entretien des ponts et chaussées qui étoit perçu aux barres ou barrières des villes. C' est de là sans doute que plusieurs rues de Paris portent encore le nom de Barre.
L'expression frères manducans pour frères mendiants est de Louise de Savoie mère de François I° : Elle est titrée du Journal manuscrir de cette princesse et rapportée page 151 de la Réponse du Ministre Drelincourt au Landgrave Ernest, mais le P Minime qui communiqua des extraits de ce Journal à Guichenon, ne jugea pas à propos de lui fournir cet endroit ni quelques autres...
[modifier] Le costume des frères mendiants et frères quêteurs franciscains
On trouve dans Rabelais quelques détails : la besace, le cabas, et une gourde pour le vin mendié comme en Languedoc, le buraqi. (à compléter)
Une satire humoristique fait allusion aux grandes poches des capucins imaginaires (la critique des ordres mendiants par les protestants luthériens s'exprima ainsi autant par la caricature, que chez les catholiques, par les différentes dissensions sur le droit de barrage et les privilèges des ordres mendiants, jusque sous la Révolution), destinées à mettre jambons, cervelas, volailles, miches de pain et bouteilles offertes : L'une semble avoir réellement existé, inventée par un Frère mineur, la tapecu.
Les Pères de Picpus étaient de redoutables quêteurs.
Les hirondelles de Carême : ce fut nom des soeurs quêteuses (habit noir et blanc)
[modifier] Notes et références
[modifier] Lien connexe
[modifier] Lien externe
- http://www.mendicantes.net
- Les Ordres mendiants (Franciscains et Dominicains)
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_mendiant
- http://classes.bnf.fr/ema/predication/reperes/index2.htm
[modifier] Bibliographie
- Liste de Bulles en faveurs des mendiants franciscains (Fleury, Histoire Ecclesiastique)

