Pour lutter contre des attaques de robots, la création de nouveau comptes est momentanément suspendue. Veuillez nous en excuser.
Vous pouvez formuler votre demande de création de compte sur la page de discussion de frère Vincent
Frédéric Janssoone (bienheureux)
De Wikitau.
Frédéric Janssoone (1838-1916) (ou Frédéric de Ghyvelde)
Frère mineur, prêtre, né en France, dans les Flandres, ré-instaurateur des Franciscains au Québec.
| né le | 19 novembre 1838, Ghyvelde France |
| décédé le | 4 août 1916, Montréal Canada |
| béatifié le | 25 septembre 1988 par Jean-Paul II |
Sommaire |
[modifier] Formation en France
Frédéric Janssoone est né le 19 novembre 1838 à Ghyvelde, (diocèse de Lille, en France), dans le lieu-dit « Meul-Houc ». Son père, Pierre, et sa mère Marie-Isabelle Bollengier, étaient des chrétiens fervents qui élevèrent leurs huit enfants dans la foi et la générosité. C’étaient des cultivateurs relativement aisés. Frédéric fréquenta l'école de son village, puis le collège d'Hazebrouk et l'Institut Notre-Dame-des-Dunes de Dunkerque. Mais, après la mort de son père, il dut quitter les études afin d'aider sa famille. Pendant sept ans, il travailla comme commis-voyageur pour un négociant d'étoffes, à Estaires. En 1864, sa mère mourut. Frédéric décida de se consacrer à Dieu et il entra dans l'Ordre des Frères Mineurs (les Franciscains), au noviciat d'Amiens. Il y fut tout de suite séduit par la personnalité et la spiritualité de François d’Assise. Il fut ordonné prêtre à Bourges le 17 août 1870, et devint aumônier d'un hôpital militaire durant la guerre franco-prussienne de 1870. La guerre finie ses supérieurs le nommèrent sous-maître des novices, à Branday, tout en poursuivant un ministère de prédication. Il participa à la fondation du couvent de Bordeaux et fut nommé directeur du Tiers-Ordre de saint François et de la Revue franciscaine. Après un court passage à Paris, en 1876, il sollicita d’être envoyé en Terre-Sainte.
[modifier] Vicaire custodial de Terre-Sainte
Pendant douze ans, le Père Frédéric mit son zèle et son esprit d'initiative au service de la Custodie de Terre Sainte. Le 3 avril 1878, il fut élu vicaire custodial. Il avait 39 ans. Cette fonction faisait de lui un personnage, le second dignitaire de la Custodie de Terre Sainte, jouissant de beaucoup de privilèges honorifiques. Cette Custodie comptait alors 350 religieux. Il s'y révéla un diplomate souple et adroit, un habile bâtisseur d'églises, en particulier, la basilique Sainte Catherine de Bethléem. Il guida spirituellement les nombreux pèlerins qui se rendaient en Palestine. Il inaugura le chemin de croix sur la Via dolorosa, à travers les rues de Jérusalem, et il prêcha lui-même une dizaine de fois le chemin de croix du vendredi-saint.
[modifier] De Terre-Sainte au Canada
Les besoins économiques des Lieux Saints le poussèrent à se faire mendiant, tout d’abord en France, puis au Canada où il fit un premier voyage en 1881. En 1888, il vint s'établir définitivement au Canada, à Trois-Rivières. Il participa le 22 juin suivant à l'inauguration officielle du Sanctuaire du Cap dédié à Notre-Dame du Rosaire ; il y donna le sermon ; le soir même, il fut l'un des trois témoins du Prodige des yeux (ceux de la Vierge Marie qui s'ouvrirent une dizaine de minutes). Il s’intéressa beaucoup à ce sanctuaire, surtout après la mort du curé du lieu, y organisant de nombreux pèlerinages. Il joua un rôle important dans le développement du culte marial au Québec. Il fut pendant quatorze ans directeur des pèlerinages au sanctuaire de Notre Dame du Rosaire, à Cap-de-la-Madeleine. En même temps, comme Commissaire de Terre Sainte, il s'employa à recueillir des aumônes pour soutenir les œuvres de Palestine.
De 1902 à 1916, il mena une activité débordante : multiples missions, tournées de prédication de la parole de Dieu dans les paroisses, catéchèses et missions populaires, visites et fondation de fraternités du Tiers-Ordre de saint François, écrits et publications diverses. Il passa au Canada les vingt-huit dernières années de sa vie, en s'illustrant par un zèle apostolique extraordinaire et une sainteté de vie toute évangélique.. Son austérité de vie, son extrême pauvreté, son amour de prédilection pour les pauvres, sa bonté toute simple, sa patience et sa sérénité dans les épreuves, toutes ces vertus l'ont fait comparer à un nouveau François d'Assise. Il contribua largement à répandre l'esprit franciscain au Canada et donna une impulsion décisive à la restauration de l'Ordre franciscain en ce pays, où, les Franciscains Récollets avaient été les premiers missionnaires. ( Un groupe de quatre frères mineurs Récollets arrivèrent les premiers en Nouvelle-France en 1615, à la demande de Champlain, composé des Pères Denis Jamet, Joseph Le Caron, Pacifique Duplessis, Jean Dolbeau).
Ce serviteur de Dieu mourut à Montréal, le 4 août 1916, à l'âge de 77 ans. Son corps fut transporté à Trois-Rivières et enseveli dans la chapelle Saint-Antoine (crypte de la chapelle des Franciscains). Il a été béatifié par le Pape Jean-Paul II le 25 septembre 1988.
[modifier] Bibliographie
- Frédéric de Ghyvelde, (Plusieurs opuscules de dévotion):
- La vie de Notre-Seigneur ;
- la Vie de Saint François ;
- La Vierge immaculée... etc...
- Motte, Jean-François, Frédéric Janssoone de Ghyvelde, Franciscain, Apôtre du Christ en trois continents… , Paris, Media-Paul, 1988.

