2012 : 800 ans de la fondation des Sœurs pauvres par sainte Claire
Pour lutter contre des attaques de robots, la création de nouveau comptes est momentanément suspendue. Veuillez nous en excuser.
Vous pouvez formuler votre demande de création de compte sur la page de discussion de frère Vincent

Francesco Zorzi

De Wikitau.

Francesco Zorzi, (1466-1540), connu en France sous le nom de François Georges de Venise est un Frère mineur observant, philosophe, humaniste, kabbaliste et théologien.

Image:ofmobs_puce.png Francesco Zorzi
Né en 1466, Venise Italie
décédé le 1 avril 1540


[modifier] Sa vie

Il appartenait à une très ancienne famille de Venise, les Zorzi qui a compté beaucoup d’hommes illustres au cours des siècles. Il est entré chez les Frères mineurs observants en 1481. Il se passionna très vite pour les études scripturaires et pour l’étude des écrits antiques des néoplatoniciens (Hermès Trismégite) et des pythagoriciens, ainsi que pour les écrits rabbiniques, spécialement ceux qui avaient traits à la Kabbale. Il possédait assez bien l’hébreu et le grec. Il entra en relation avec les principaux humanistes de la Renaissance spécialement Pic de la Mirandole et fut fortement influencé par les écrits de Marsile Ficin. Mais il s’opposa principalement à Nicolas de Cues.

Malgré une vie très occupée par la méditation et l’écriture, il fut gardien du principal couvent observant de Venise, et probablement ministre provincial. Très féru de symbolisme, il inspira l’architecte qui construisit l’église San Francesco della Vigna, de Venise. Sa réputation déborda largement l’Italie et il fut contacté par le roi Henry VIII d’Angleterre qui lui demanda de trouver dans l’Ecriture sainte des arguments pour étayer sa demande de divorce d’avec Catherine d’Aragon. – Il mourut le 1 avril 1540.


[modifier] Son œuvre

Elle est assez abondante et en grande partie inédite. Trois œuvres ont été éditées en éditions anciennes, et reprises plus récemment. La plus connue :

  • De Harmonia Mundi totius, cantica tria (l’Harmonie du Monde) publiée à Venise, en 1525 , et traduite en français dès 1578. C’est une méditation apologétique qui s’inspirant de l’harmonie musicale, veut montrer que toute la connaissance sur le Monde créé répond à une harmonie divine recherchée depuis l’antiquité par toutes les religions : Les patriarches juifs ont été dépositaires d’une révélation d’où devaient sortir les autres sciences. Toute création est émanée d’une source divine, spécialement l’âme humaine qui par sa ressemblance divine est dans un rapport de proportion avec la totalité du créé. Toute créature tend à retourner vers son origine : pour les créatures spirituelles, le retour vers Dieu constitue le suprême bonheur. La démonstration de cette thèse se fait dans un discours directement inspiré de la kabbale.
  • L’Elegante poema (ou Poême harmonique) (1536-1540) reprend les idées précédentes sous une forme plus accessible et plus poétique.
  • In scripturam sacram problemata (élucidations de questions bibliques). (Venise 1536).


[modifier] Bibliographie

Jean-François Maillard, Aspects musicaux du De Harmonia Mundi de Georges de Venise, in Revue de Musicologie, T. 58e (1972), pp. 162-175.

Giorgio Veneto (Francesco Zorzi), L'Elegante poema & Commento sopra il Poema , édition critique par J.F. Maillard, Préface de Jean Mesnard, ed. CNRS, Paris 1992.[[catégorie:Personnage du XVIe siècle]]

Outils personnels