2012 : 800 ans de la fondation des Sœurs pauvres par sainte Claire
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Gabriel-Maria

De Wikitau.

Frère Gabriel-Maria (Gilbert Nicolas) (#1461-1532)

Frère mineur, vicaire ultramontain de l’observance, confesseur de ste Jeanne de France, et co-fondateur de l’Ordre de l’Annonciade.

Sommaire

[modifier] Biographie

Gilbert Nicolas naquit à Riom, en Auvergne (France), vers 1461.
Dès l’âge de 16 ans, il entra au couvent de Notre-Dame de Lafond, près de La Rochelle, du vicariat de Touraine de la province observante de France. Pour ses études cléricales, il fut envoyé au couvent d 'Amboise où il fut ordonné prêtre et nommé lecteur de théologie. De 1498 à 1502, il exerça la charge de gardien de ce couvent d’Amboise. La présence de la cour royale à Amboise donnait de l’importance à cette communauté, c’est ainsi qu’il entra en relation avec la princesse Jeanne, seconde fille de Louis XI et duchesse d’Orléans, qui le choisit comme confesseur et directeur de conscience.
Lorsque le duc d’Orléans devint le roi de France Louis XII, il obtint l’annulation de son mariage auquel il avait été contraint par le roi Louis XI. Le frère Gilbert Nicolas assista ste Jeanne de France durant l’épreuve douloureuse du procès en annulation. Jeanne de France reçut en compensation le duché de Bourges, elle nomma le frère Gilbert Nicolas à son conseil privé. Confident de Jeanne, il l’assista dans son projet de fonder un ordre religieux en l’honneur de la Vierge Marie et il rédigea, à sa demande, la règle de l’Ordre de l’Annonciade ou "Ordre de la Vierge Marie". Il dût se rendre à Rome, auprès de la curie pour soutenir ce projet et obtenir l’approbation du nouvel ordre. Le pape Alexandre VI en approuva la règle le 12 février 1502. Désormais, Gilbert Nicolas consacra une bonne partie de son ministère au soutien spirituel de l’ordre de l’Annonciade.

[modifier] Défense et promotion de l’Observance

Cependant ses principales activités concernaient le développement et la défense de l’Observance franciscaine en Europe occidentale. Les « Franciscains de la communauté » supportaient mal l’existence autonome des Observants et plusieurs papes avaient tenté de favoriser tout à la fois le renouveau spirituel et l’unité de l’ordre franciscain. Gilbert Nicolas plaida la cause des Observants auprès d’Alexandre VI et s’opposa aux tentatives du ministre général Egidio Delfini qui s’efforçait d’obtenir la suppression de l’autonomie des Observants et de leurs vicaires. Nommé vicaire de la province observante d’Aquitaine, en 1503, frère Gilbert Nicolas participa à des colloques et des controverses, notamment contre le ministre provincial de France Boniface de Ceva, pour défendre les idéaux de la pauvreté et du style de vie des Observants.
En 1508, il devint vicaire de la province saint Bonaventure de Bourgogne, puis en 1511, vicaire général de l’Observance ultramontaine (pour les provinces situées hors d’Italie en Europe occidentale), il publia plusieurs traités pour la défense de l’observance, dont son Nouveau Traité sur les dix plaies affligeant la Pauvreté. Après ce premier mandat il revint en France comme vicaire provincial pour la France, avant d’être à nouveau désigné comme vicaire général de l’Observance, jusqu’au chapitre général de la Pentecôte 1517, où le Pape Léon X déclara que l’observance désormais pleinement autonome était la véritable héritière de l’Ordre Franciscain.

Le frère Gilbert continuait à soutenir et diriger l’Ordre de l’Annonciade et obtint du Pape de changer son nom en celui de frère Gabriel-Maria, en raison de sa grande dévotion à Marie. Il composa diverses œuvres à l’intention des sœurs de l’Annonciade, dont des commentaires de leur règle et divers sermons sur les vertus et les joies de Marie. Il soutenait aussi les efforts de réforme des clarisses urbanistes et des sœurs du Tiers-Ordre régulier et écrivit une règle à l’intention des sœurs tertiaires de Château-Gontier (Mayenne), qui fut adoptée par plusieurs maisons de France.

En 1520, il fut confirmé dans sa charge de commissaire général pour l’observance ultramontaine et visita les provinces de son obédience, en France, en Irlande, en Angleterre et en Ecosse. Il remplit diverses charges, comme prédicateur de la croisade contre les Turcs, inquisiteur chargé de débusquer les infiltrations luthériennes chez les religieux. A l’issue de son mandat, il fut choisi comme ministre provincial par les frères de Provence, puis fut mandaté pour réformer le grand couvent de Paris. Le chapitre général de Parme, en 1529 le nomma à nouveau définiteur général.
Après toutes ces charges et ces travaux, il mourut le 27 août 1532, âgé de 71 ans dans le couvent des Annonciades de Rodez. L’ordre franciscain, et surtout les Annonciades, s’efforcèrent d’obtenir sa béatification, c’est pourquoi, dans la famille franciscaine, il est connu sous le nom de ‘bienheureux Gabriel-Maria’.

[modifier] Son œuvre écrite

  • Traité de théologie morale (encore inédit) qui est titré : Lunete confessorum ,(1498 ?) Mss Toulouse Bibl. municip. N°257.
  • Règle des vertus et plaisirs de la Vierge Marie (1502)
  • Sermons sur la Règle des vertus et plaisirs de Marie (1502-1503)
  • Brève déclaration sur la sécurité du statut des Observants
  • Question d’un docteur de théologie sur la Règle de S. François
  • Nouveau Traité sur les dix plaies affligeant la pauvreté des Frères mineurs...
  • Statuts généraux des sœurs de la Vierge Marie
  • Règle du Tiers-Ordre St François des Soeurs de Chasteaugontier vivantes en obédience, chasteté, pauvreté et clôture.

[modifier] Bibliographie

  • Chronique de l’Annonciade. Vies de la bse Jeanne de France et du bx Gabriel-Maria, ed. J.-F. Bonnefoy (Paris, 1937/Second edition Villeneuve-S.-Lot, 1950); J.-F. Bonnefoy, Collectanea Franciscana 13 (1943), 237-252;
  • F. Delorme, Documents pour l’histoire du bienheureux Gabriel-Maria, La France Franciscaine 9-11 (1926-1928).
  • idem , Documents pour l’histoire du bienheureux Gabriel-Maria (Paris, 1928/Sint-Truiden, 1997)];
  • Philippe ANNAERT, Le père Gabriel-Maria Nicolas et l'héritage de Jeanne de France, dans Congrès Jeanne de France et l'Annonciade, Paris, 13-14 mars 2002, Institut catholique de Paris. Colloque international, Paris , 2004 , pp. 27-64.
  • Sur le web : L' Année franciscaine, p.66

Voir :< http://perso.orange.fr/annonciade/ieuf.htm >

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