2012 : 800 ans de la fondation des Sœurs pauvres par sainte Claire
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Jacques Ghazir Haddad (bienheureux)

De Wikitau.

Jacques Ghazir Haddad (Bienheureux) (1875-1954)

Frère mineur capucin libanais, fondateur des Sœurs Franciscaines de la sainte Croix du Liban.


Image:ofm cap_puce.png Jacques Ghazir Haddad (bienheureux)
Khalil 1 février 1875, Ghazir Liban
décédé le 26 juin 1954, Beyrouth Liban
ordonné en 1 novembre 1901
béatifié le 22 juin 2008

Frère Jacques Ghazir Haddad est né le 1 février 1875, à Ghazir, près de Beyrouth, (Liban), de parents chrétiens maronites. Il était le troisième de cinq enfants. Ayant commencé sa scolarité à Ghazir à l'école Saint-François tenue par les capucins italiens, il fit ensuite ses études secondaires au collège de la Sagesse de Beyrouth, où il étudia l’arabe, le français et le syriaque.

En 1892, il émigra en Égypte où il devint professeur d’arabe, au collège des Frères des Écoles chrétiennes d’Alexandrie. Étant entré un jour dans l’église des franciscains, Khalil fut bouleversé par les funérailles d’un jeune franciscain[1]. Désirant devenir prêtre, il revint au Liban, et après une courte opposition de son père, il put entrer au noviciat des Frères mineurs capucins, à Beit Khashebau le 25 août 1893. Il prononça les premiers vœux le 14 avril 1895 et fit profession solennelle le 24 avril 1898.

D’emblée, il donna le témoignage d’un saint religieux, adonné à la prière, au service des frères, et désireux de promouvoir la paix, dans un pays très divisé. – Après ses études cléricales, il fut ordonné prêtre, dans la chapelle du Vicariat apostolique de Beyrouth, le 1 novembre 1901.

On lui confia tout d’abord l’économat de plusieurs écoles des capucins, à Beyrouth et dans la montagne. Mais son ministère lui donnait l’occasion de secourir les pauvres. Comme responsable de ces écoles, il introduisit des réformes importantes. En 1910, il y avait 230 écoles rassemblant 7500 élèves. Sa réputation de prédicateur grandissait chaque jour et de 1903 à 1914, il parcourut le Liban pour annoncer l’Évangile, au point qu’on le nommait couramment l’apôtre du Liban. Il fut aussi invité à prêcher en Syrie, en Palestine, en Iraq et en Turquie. Il mettait en œuvre ses talents d’organisateur pour les pèlerinages, les processions, et toutes célébrations.

Durant la première guerre mondiale (1914-1918), le Liban fut très éprouvé. Sous le mandat anglais les capucins français durent quitter le pays[2], mais le frère Jacques s’occupa des pauvres et des malades et répandit le Tiers-Ordre de saint François à travers tout le Liban et la Palestine.

En 1919, il acheta un terrain sur la montagne de Jall-Eddib, au Nord de Beyrouth et édifia une chapelle dédiée à Notre-Dame de la mer, et près de là il dressa une grande croix qui attira beaucoup de pèlerins. Il construisit plusieurs hôpitaux pour les pauvres et les malades mentaux, et un orphelinat pour les jeunes filles. Pour l’aider dans ces œuvres, il fonda les Sœurs Franciscaines de la sainte Croix du Liban. En 1933, il avait ouvert la Maison du Sacré-Cœur de Deir-el-Kamar, comme asile pour les incurables ; en 1948 , à Beyrouth, il fonda l’Hôpital de Notre-Dame ; en 1949, l’Hôpital Sain-Joseph qui devint le plus important de la capitale. En 1950, la maison de la Croix devint hôpital psychiatrique. Il fit d’autres fondations pour les vagabonds et marginaux, comme la maison St-Antoine de Beyrouth. Malgré toutes ces occupations, il s’intéressait toujours à l’éducation des jeunes, ouvrait des écoles et un orphelinat pour 200 jeunes filles.

Sans prendre garde à ses fatigues et à plusieurs maladies, il continuait ses diverses tâches charitables et éducatives, jusqu’à ce qu’il devienne totalement aveugle, et bientôt atteint par la leucémie. Il bénissait Dieu sans cesse et demeurait dans la prière, jusqu’à la fin, en invoquant la sainte Croix et la Vierge Marie. Il mourut le 26 juin 1954, à Beyrouth. Le peuple libanais, chrétiens et musulmans le considéraient comme un saint et l’appelaient géant de la charité, nouveau Vincent de Paul ou nouveau Don Bosco. Le pape Jean-Paul II avait fait ouvrir son procès de béatification. Elle fut célébrée sous Benoît XVI, à Beyrouth, le 22 juin 2008, par le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

(d’après la notice biographique de sa béatification)

[modifier] Notes

  1. Le 28 février 1893, lors des funérailles du Père Gabriel de Bethléem, âgé de 42 ans.
  2. À la suite d’une décision romaine, datée du 7 mars 1903, les capucins italien quittèrent le Proche-Orient. Les couvents du Liban, de Syrie furent alors confiés à la Province de Lyon, sous l’administration du Père Jérôme.
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