2012 : 800 ans de la fondation des Sœurs pauvres par sainte Claire
Pour lutter contre des attaques de robots, la création de nouveau comptes est momentanément suspendue. Veuillez nous en excuser.
Vous pouvez formuler votre demande de création de compte sur la page de discussion de frère Vincent

Jean de Roquetaillade

De Wikitau.

Ceci est une ébauche

Vous pouvez partager vos connaissances
en la complétant


Jean de Roquetaillade (Joannes de Rupescissa). Frère mineur franciscain du couvent d’Aurillac qui laissa une réputation de visionnaire, de mystique et d’alchimiste.

Sommaire

Image:ofm_puce.png Jean de Roquetaillade
frère mineur
vers 1310, Marcolès (France)
décédé le 1362, Avignon (France)

[modifier] Sa vie

De la vie de Jean de Roquetaillade, on sait peu de choses . Il est né vers 1310 à Marcolès, près d’Aurillac. Il étudia à l’université de Toulouse, de 1327 à 1332, puis entra chez les Frères mineurs, probablement à Aurillac. Résidant au couvent de cette ville en (1340-1344), il voit en rêve l’Antéchrist encore enfant et proche de l’empereur de Chine ! Il annonce le triomphe de l’Antéchrist pour 1366. En 1344, le ministre provincial d’Aquitaine, Guillaume Farinier (futur ministre général) s’inquiète de ses déclarations et le fait emprisonner au couvent de Figeac. Il lui reproche, outre ses visions apocalyptiques, ses violentes attaques contre le Pape d’Avignon. Les écrits de Roquetaillade datant de cette époque sont tous perdus.

Il est transféré, à plusieurs reprises, dans divers couvents d’Aquitaine (Figeac, Martel, Brive etc...), dans des conditions d'incarcération effroyables. En 1345, à l'occasion d'un transfert entre deux couvents, il convainc ses gardiens de le conduire à Avignon où il présente son appel au pape Clément VI. Après avoir exposé sa cause en Consistoire, emprisonné dans la prison du Soudan, il est contraint de mettre par écrit ses prédictions (= Liber perfectum secretorum eventuum): apparition de l’Antéchrist en 1366, exaltation de son pouvoir jusqu’en 1370, sa défaite jusqu’à l’avènement de Gog en 2370 !!!. Au cours des années suivantes, il rédige un très grand nombre de traités, dont la plupart n'ont pas été conservés. Ses idées apocalyptiques se fondaient sur une connaissance précise des œuvres de Joachim de Fiore et du commentaire sur l’Apocalypse de Pierre de Jean Olivi, qu'il défendit dans un texte récemment retrouvé, intitulé Sexdequiloquium, rédigé en 1352-1353. De 1356 date le Liber ostensor, récemment publié, et un abrégé de ses pronostics, Vademecum in tribulation, qui a largement circulé et a été traduit dans de nombreuses langues vernaculaires (français, anglais, catalan, tchèque, etc.). Après une longue période d'incarcération ininterrompue à Avignon, il mourut en 1366.

[modifier] Ses œuvres

Outre ses œuvres prophétiques, on lui attribua de nombreux ouvrages traitant des astres, comme le Caelum philosophorum et le Liber lucis mais le seul livre d’alchimie dont on est sûr qu’il soit l’auteur est le Liber de consideratione quintae essentiae rerum omnium. Ses écrits ont souvent été attribués, à tort, à Raymond Lulle, dont les alchimistes voulaient faire un des leurs. Plusieurs résumés et extraits de son livre ont été publiés sous son nom ou sous celui de Lulle.

Jean de Roquetaillade introduisit l’idée de la quintessence, c’est-à-dire de la substance qui demeure, de plus en plus pure, quand on a procédé à de multiples distillations des dissolutions de la plupart des corps, aussi bien des métaux, ou des sels métalliques que des plantes ou des minéraux. La « quinte essence » (cinquième essence), ainsi obtenue est, selon lui, un remède souverain pour empêcher toute corruption, et donc toute maladie, et toute dégradation de la matière créée. La quintessence qui provient de distillat de sels d’or, d’argent, de mercure, ou d’antimoine, est la plus pure et la plus efficace.

Ces idées largement diffusées sous le nom de Raymond Lulle, ont influencé la médecine européenne aux XVe et XVIe siècle. En particulier chez un médecin célèbre comme Paracelse (†1541). D’autres écrits ésotériques et des visions et prédictions ont été attribués à Roquetaillade, qui, de ce fait, conserve aujourd’hui une réputation un peu sulfureuse. Le Liber de consideratione quintae essentiae rerum omnium fut édité en allemand et en français avant d’être édité en latin, mais on possède environ 130 manuscrits latins et une vingtaine en allemands antérieurs au XVIIe siècle. La première édition en français date de 1549 : « La vertu et propriété de la Quinte essence de toutes choses, faite en latin par Joannes de Rupescissa, et mise en français par Antoine du Moulin… »

  • En 2009, on a découvert un manuscrit jusque là non identifié qui contient une œuvre de Jean de Roquetaillade : le Sexdequiloquium. L'identification faite par Sylvain Piron est certaine.

Cf.< http://oliviana.revues.org/index327.html > , n°3.

[modifier] Œuvres

  • Révélations
  • Copie de la Prophétie de Frère Jean de la Roque-taillade, des Ordres des Frères Mineurs de Province de Cuieme, Gardien de Rodes, & Avocat
  • Liber secretorum eventuum
  • De confideratione quintaessentia rerum omnium, Bále 1561
  • De familiatu philosophia,
  • Vade mecum in tribulatione,
  • Super prophetiam Cyrilli eremita presbyteri.
  • De consilione veri lapidis philofophorum, imprimé à Bâle l'an 1561. attribution contestée

[modifier] Bibliographie

  • Robert Halleux : « Les ouvrages alchimiques de Jean de Rupescissa », in Histoire littéraire de la France, 41, Paris, 1981, Imprimerie nationale, p. 241-284.
  • J.P. Torrel : La conception de la prophétie chez Jean de Roquetaillade, in Mélanges de l’École française de Rome, Moyen-Age 102 (1990), pp. 557-576.
  • Jean de Roquetaillade, Liber ostensor quod adesse festinant tempora. Édition critique sous la direction de VAUCHEZ (A.) par THÉVENAZ MODESTIN (C.) et MOREROD-FATTEBERT (Chr.). XIII-1041 p., 2005, ISBN 2728306796


Sur le Web :

Article Pierre Bayle qui cite Froissart[[catégorie : Personnage du XIVe siècle]]

Outils personnels