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Johannes Pauli

De Wikitau.

Image:ofm_puce.png Johannes Pauli
frère mineur, gardien, écrivain, prédicateur, théologien
né Paul Pfeddersheimer ? 1450, Pfeddersheim ? Allemagne ou Alsace
décédé_le 1533, Thann France




Johannes Pauli , Paul Pfeddersheimer ? (Pfeddersheim [1], vers 1450-+ vers 1533, Thann), franciscain allemand ou alsacien, des couvents de Thann, Oppenheim, Strasbourg et Berne (gardien), professeur de théologie, éditeur, érudit, prédicateur (Sélestat, Berne, Villingen) et écrivain humoriste.

Sommaire

[modifier] Biographie

On sait peu de choses sur lui.

Johannes Pauli serait un jeune juif baptisé, né de parents israélites et converti au catholicisme. A la même époque, Conrad Pellicanus a comme compagnon de route, franciscain, un nommé Pferdersheimer, qui veut lui donner les Codices de son père pour ses études hébraïques, qu'il a laissés " lorsqu'il est devenu chrétien". [2] On peut en déduire qu'il s'agit de Johannes Pauli , ce prénom rappelant la conversion de Saint Paul et le nom de Pferdersheimer le nom où cette famille juive se serait établie. [3]

Après avoir fait des études de théologie à Strasbourg, Johannes Pauli rejoint l'ordre des Franciscains  : Il devient frère mineur au couvent de Thann, moine aux pieds nus (Barfüßermönch) et fait son premier sermon à Thann en 1479. Il appartient donc à la Province d'Allemagne supérieure, dite Argentine, Custodie de Bâle. Wadding parle de lui en ces termes dans ses Annales de l'année 1530  : Floruit hic tempore in Provincia Argentina, frater Joahnnes Paulus, Professor conventus Thamenseis. Il sera gardien en 1504 du monastère conventuel de Berne et aussi en 1506-1510 à Strasbourg.

En 1481, il quitte l'Alsace pour Oppenheim (près de Worms dans le Palatinat) puis il rejoint Berne (Suisse) en 1504 comme prédicateur. De 1506 à 1510 il entend les sermons de Geiler auquel il rend régulièrement visite à Strasbourg et les note avec diligence. Il traduisit les sermons de Geiler von Kaisersberg de Das Narrenschiff (la Nef des Fous). En 1516, il est cité comme prédicateur à Sélestat (Alsace), et achève Brösamlin. Prédicateur ensuite à Villingen en Forêt-Noire. En 1517, nouvelle édition du Livre de l'Évangile à Strasbourg, en 1519, il signe la préface de "Schimpf und Ernst" ; enfin prédicateur à Thann où il reste jusqu'à sa mort : mais en 1530, il serait toujours vivant.

Sous l'impulsion de sa proximité intellectuelle et de son amitié avec Jean Geiler de Kaysersberg (1445-1510), l'ami de Sebastien Brant et de Beatus Rhenanus, il publia en 1515 " das Evangelienbuch" (le livre des Évangiles), en 1516 " die Emeis, Buch von der Omeissen" (la Fourmi, Livre des Fourmis), en 1517 "die Brösamlin Geilers" (exégèse des réflexions de Geiler ), en 1520 " das Narrenschiff, aus dem Latein ins Deutsch gebracht" (La Nef des Fous, transcrite du latin en allemand) une explication de l'ouvrage de Sebastien Brant paru en 1494 à Bâle.

[modifier] Ses Œuvres

  • Les propos de table de la vieille Alsace : illustré tout au long de dessins originaux des anciens maîtres alsaciens, œuvre de réconfort ajustée à l'heure présente
  • Le livre des Évangiles (1516)
  • Die Emeis, Buch von der Omeissen (la Fourmi, Livre des Fourmis) (1517)
  • Schimpf und Ernst, (1519) fut publié en 1866; et réédité en 1967
  • Die Brösamlin Geilers (exégèse des réflexions de Geiler ) (1520)
  • Das Narrenschiff, aus dem Latein ins Deutsch gebracht (La Neffe des Fous, transcrite du latin en allemand) une explication de l'ouvrage de Sebastien Brant paru en 1494 à Bâle.

[modifier] Schimpf und Ernst

Illustration de Schimpf und Ernst, la Croix au centre des facéties et de la caricature

Il fut principalement auteur de Schimpf und Ernst, ( Rire et sérieux ou Recueil de plusieurs plaisanteries nouvelles...), son chef d'œuvre, qui le rendit célèbre, en Alsace comme en Allemagne, recueil de 232 anecdotes divertissantes et moralisantes dans la tradition alsacienne des Witz (blagues) et du Schwankbücher , [4] , composé en 1519 : Schimpff und ernst findestu in diesem Bůch, kurzweilig, und auch das ein iechlich mensch im selben davon exempel und leren nemen mag, und ist im nützlich und gůt.’

Ce livre parut à Strasbourg en 1522, la première édition illustrée date de 1533[5], et il connut un immense succès dans les siècles suivants , 68 rééditions et traductions.

[modifier] Sources d'inspiration :

La première édition comprenait 693 histoires dont une centaine se trouvaient déjà chez Geiler, d'autres sont issues de la littérature de prédication médiévale (Johannes de Bromyard, Légende Dorée), un grand nombre ont pour origine des auteurs européens chrétiens comme Pétrarque, Boèce, Paul Orosius, Eusèbe, Hugo de Prato, Felix Hämmerlin, Nicolas de Lyra, le moine Césaire, Eisterzienser, Saint-Jérôme, James, Jules, de Viriaco, saint Grégoire, saint Augustin, Gerson, Rupert de Lici ou les grands auteurs de l'Antiquité comme Valerius Maximus, Frontinus, Esope, Caton, Aristote, Sénèque, Ovide, térence, Juvénal ... Il s'est inspiré de l'humaniste Heinrich Bebel et Poggio Bracciolini (Liber facetiarum), du conte Ulenspiegel qui venait d'être publié à Strasbourg, grâce à Thomas Murner‎ , il tire parfois ses anecdotes de son expérience personnelle de voyageur en Europe. [6]. D'autres proviennent de livres latins médiévaux destinés aux prédicateurs. Certaines de ces anecdotes ou histoires furent reprises par Shakespeare ( Hundred Merry Tales).

Schimpf une Ernst resta longtemps le modèle de la littérature populaire humoristique. Georg Rollenhagen dit dans sa préface de Froschmäusler , «faire rire les gens, sans leur apprendre quelque chose. Son livre a été comme les vieilles légendes et de sagas, plein d'événements fabuleux et d'incidents, mais écrit de telle sorte qu'en eux, comme dans une comédie, il y a un mélange de poésie et d'imagination, sans fard, d'amères vérités de la vie, rédigé de façon à dire des choses graves de façon facétieuse, avec un rire et un sourire »

[modifier] Schimpf und Ernst sur net :

[modifier] Notes et références

  1. Ce toponyme ne figure nulle part en Alsace, mais près de Worms dans le Palatinat http://en.wikipedia.org/wiki/Worms-Pfeddersheim et [1]
  2. Voir Encyclopédie de l'Alsace, page Page 5926
  3. Veith, page 1-2 . L'ascendance juive de Pauli est contestée par Ludwig von Pastor, voir Eubel K., Geschichte der oberdeutschen Minoriten-Provinz, Würzburg, 1886.
  4. Primitivement le mot «Schimpf» qui, de nos jours, signifie «injure», avait le sens du terme actuel «Spaß» (plaisanterie, badinage). Encyclopédie de l'Alsace: Volume 10
  5. Chez Grünninger portant au frontispice le monogramme D.I.R. Doctor Johannes Reisersperg Dictionnaire des monogrammes
  6. Source : L'âge d'or de la littérature en Alsace de Jean Dentinger, 1986

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

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