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Joseph Areso
De Wikitau.
Frère mineur observant espagnol, refondateur des Franciscains observants en France.
Jose Areso est né le 12 février 1797 à Biguezal, en Navarre espagnole. – Il entra dans l’Ordre de Saint-François en 1824, au collège d’Olité où étaient formés les religieux se destinant aux missions lointaines et en Terre-Sainte. A partir de 1834, il fit de nombreux voyages et séjours en France, pour venir en aide aux réfugiés espagnols qui avaient fui la révolution espagnole de 1834. Commissaire général pour la Terre-Sainte, il partit lui-même comme missionnaire en Egypte. Le 12 avril 1849, il reçut une lettre du P. Louis de Loreto, ministre général, lui demandant de se rendre en France pour y refonder l’ordre franciscain, disparu dans la tourment révolutionnaire. En effet, le Custode de Terre Sainte désirait la présence de religieux français dans la Custodie, où certaines charges et responsabilités leur étaient réservées par les Statuts de la Custodie.
[modifier] Rétablissement des Franciscains en France
Il se rendit en France, à Saint-Palais, en pays basque, là où il avait séjourné auparavant et où il était bien connu. Avec deux religieux espagnols, il y habita une maison le 11 novembre 1850 qui fut érigée en couvent par un Bref Apostolique du 5 mai 1851. – Pour le rétablissement de religieux en France, il fallait obtenir l’approbation des autorités politiques et civiles, ainsi que l’approbation et le soutien des évêques. Deux grands ordres religieux, les Bénédictins, grâce à Dom Guéranger, et les Dominicains grâce à Henri Lacordaire, en 1838, avaient déjà obtenu cette reconnaissance. C’est ce qui encouragea le P. Areso à adresser en 1851, un « Appel aux Catholiques pour la conservation des Lieux-Saints en Palestine », puis en 1852, un « Appel aux Catholiques pour la Fondation d’un Noviciat de Missionnaires Franciscains en France ».- Entre temps, il rechercha des soutiens, parmi les hommes politiques favorables aux religieux, comme le Comte de Montalembert, l’ami de Lacordaire. Il obtint l’approbation de l’évêque d’Amiens, Mgr de Salinis, pour ouvrir un noviciat à Amiens, où il avait acquis le bâtiment de noviciat d’une société de prêtres fondée par le P. François Libermann, supérieur général de la Congrégation missionnaire des Pères du Saint-Esprit. – La Province franciscaine de Saint-Louis (évêque) fut ainsi fondée, de fait, le 25 août 1852, avec l’ouverture du noviciat et la bénédiction du couvent et de la chapelle par l’évêque d’Amiens, en présence du cardinal Wiseman, archevêque de Westminster, mais elle ne fut fondée canoniquement qu’en 1860. Le Père Areso envoya des frères en Terre-Sainte, en Egypte et en Chine. Huit couvents furent établis en France, jusqu’à sa mort survenue à Saint-Palais le 17 février 1878. Il laissa le souvenir d’un homme austère, soucieux d’une stricte observance de la pauvreté. Il fut aussi un prédicateur estimé et un auteur spirituel qui écrivit quelques traités de vie spirituelle à l’usage des frères. Il fut inhumé dans le chœur des religieux du couvent de Saint-Palais, mais son corps fut transféré dans le cimetière de la ville, lors de la vente du couvent, en 2006.[[catégorie: Personnage du XIXe siècle]]

