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Joseph Laurent Receveur

De Wikitau.

Claude-Francois-Joseph Louis Receveur (Frère Laurent) (Noël-Cerneux, 25 avril 1757 –Botany Bay, Australie, 17 février 1788) est un cordelier conventuel originaire de Franche-Comté et parti sur l'Astrolabe de La Pérouse en tant que chapelain et naturaliste.

Sommaire

[modifier] Biographie

Fils de Hugues Joseph receveur et de Jeanne Marie Cheval, il grandit au sein d' une famille paysanne franc-comtoise profondément catholique et charitable (son prénom de Claude est celui du saint Patron de la paroisse[1]). Joseph Receveur entra enfin au Grand Couvent des Frères Observants de Paris au couvent, -ou bien à Besançon - sous le nom de Frère Laurent. Il fit alors de grands progrès dans les sciences naturelles et publia des articles dans le journal de l'Académie des Sciences. On sait que Joseph Receveur fut inscrit sur les registres de la « Royale » dès l'âge de dix-huit ans, et il était aussi sans doute marin : Il savait très bien déterminer les longitudes, tout comme les quatre pilotes de l'Astrolabe. Il est alors en 1785, engagé comme chapelain de l'expédition de Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse. vers l'Australie : il est un des dix-sept scientifiques, embarqués sur l'Astrolabe, en tant que naturaliste, astronome, botaniste, géologue, chimiste, météorologiste et philologiste: il est aussi chargé du scaphandre[2]. Le voyage dura trois ans, de 1785 à 1788, pendant lesquels il écrivit parfois à sa famille en Franche-Comté. Ils passent par Madère, Les Canaries, La Trinité, l'île Sainte Catherine , le Chili à la Conception, l'île de Pâques, : il visite les îles, escalade montagnes et volcans, collecte des plantes, et recueille alors un grand nombre de materiaux pour ses observations de naturaliste et un grand ouvrage, qui fut perdu. La Pérouse écrivit de lui à Macao en 1787 : «  Le père Receveur remplit ses fonctions avec beaucoup de décence -, il a de l'aménité et de l'intelligence : il suit en mer les observations météorologiques et astronomiques; et dans les rades, ce qui est relatif à l'histoire naturelle »[3]. En tant qu'aumônier, il garde dans le coffre, dit de chapelle, les objets de culte nécessaires à leur ministère, célèbre la messe, et fait les obsèques des marins en haute mer[4]. Ils récitent la prière à haute voix matin et soir, et disent la messe tous les dimanches et fêtes sur la dunette, la partie supérieure de la structure située à l’arrière des frégates, formant un pont. L’activité courante s’arrête alors. Vers décembre 1787 ils arrivent enfin à Tutuila dans les Iles des Navigateurs (Samoa), et Receveur est blessé et injurié par les guerriers indigènes, lors du massacre de Tutuila Il a une grave contusion aux yeux. Le 26 janvier 1788, les deux bateaux français de La Pérouse, La Bousssole et l'Astrolabe, rejoignent à Botany Bay en Australie, la flotte du Capitaine Arthur Phillip. Mais Laurent Receveur meurt le 17 février 1788 des suites de ses blessures, peu après avoir annoncé à son frère, son prochain retour en France, à l'âge de trente et un ans. Il est le premier prêtre catholique à être enterré sur le sol australien et sa tombe fait partie du monument La Pérouse, à Botany Bay, qui a été donné à la France à perpétuité. Ses obsèques à Sidney furent ainsi la première cérémonie catholique d'Australie. La Pérouse disparut quelque temps après en mer dans le naufrage de Vanikro. Des graines retrouvées dans les coraux sur les lieux du naufrage de La Boussole, et collectées à Botany Bay - sans doute au moment de la mort du Père Receveur - sont étudiées à Brest afin d'obtenir des plants ....[5] La Pérouse avait donné le nom de Pic Receveur à un pic de l' Ile de Blondelas au large de la Tartarie[6].


La Pérouse fit graver, à l'endroit où son corps fut enterré, l'inscription suivante : Hic jacet L. RECEVEUR,
e FF. minimis, Galliae sacerdos physicus, in circumnavigations
mundi ;
Duce DE LA PEROUSE.
Obiit die 17 februarii anno 1788. (Voir le Journal de Paris du vendredi 26 juin 1789)

Une place porte son nom en Australie, ainsi qu'une rue à Fontenelles dans le Doubs.

[modifier] Notes et références

  1. http://clochers.free.fr/base/noel.html
  2. http://brestmaville.canalblog.com/archives/expedition_laperouse/index.html
  3. Voyage de la Pérouse autour du monde, Volume 4 Par M. L. A. Milet-Mureau Volume 4
  4. Source
  5. http://www.jean-philippe-dugoin.fr/la-perouse-toujours-d-actualite/
  6. Pic Lesseps, cap dans la Manche de Tartarie. Il doit son nom à la Pérouse. Ce cap est droit vis-à-vis le pic Receveur : l'un et l'autre sont sur la côte de PO, au N de l'île Blondelas. Latit. 49°-39' N , longit. 139°-14' à l'E de Paris. Carte à grand point de la Pérouse (Dictionnaire géographique de Vosgien)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Sur Le Receveur:

Sur La Pérouse:

[modifier] Bibliographie

  • La Pérouse, Jean-François.- Voyage autour du monde sur /Astrolabe et la Boussole, La Découverte .- rééd. 2005. -414p.- Volume 40 de la collection Littérature et voyages.- ISBN 2707144975
  • Suchet.- Le P. Receveur, aumônier de l'Astrolabe.-Annales Franc-Comtoises, Volume 3 pages 15-28 Récit assez détaillé de son voyage. Il bénéficie de sa Correspondance conservée par l'Abbé Verdot de Vesoul.
  • Jean Royer (Pr.).- Mystères autour de la vie et de la mort du Père Receveur, aumônier de l'Astrolabe.- Bicentenaire du Voyage de Lapérouse: 1785 - 1788 ; Actes du Colloque La Pérouse d'Albi.

En Australie :

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