2012 : 800 ans de la fondation des Sœurs pauvres par sainte Claire
Pour lutter contre des attaques de robots, la création de nouveau comptes est momentanément suspendue. Veuillez nous en excuser.
Vous pouvez formuler votre demande de création de compte sur la page de discussion de frère Vincent

Julien de Spire

De Wikitau.

Julien de Spire († 1250)

Frère mineur, maître de chapelle, auteur de l’Office liturgique de saint François et biographe.

Le frère Julien dit "de Spire" n’est pas connu avant son arrivée à Paris, comme étudiant à l’université. On ignore à quelle date il entra dans l’Ordre des Frères mineurs, probablement avant 1225, car il accompagna en Allemagne le frère Simon l’Anglais qui venait d’être désigné comme ministre provincial d’Allemagne, lors du chapitre général d’Assise, en 1227. On pense que frère Julien était présent à Assise, lors de la translation du corps de saint François, dans la nouvelle basilique San Francesco, en mai 1230, du fait qu’il en fit le récit dans sa vie de saint François d’Assise (Vita sancti Francisci).
La plupart des informations sur sa vie que l'on donnait jusqu'à ce jour, sont remises en question par les historiens et critiques d'aujourd'hui, car ils constatent une ampliation des récits le concernant, après la fin du XIIIe siècle, notamment par Arnaud de Sarrant (vers 1370), et par Barthélemy de Pise qui écrit entre autres textes : "Au terme de ses études, il fut nommé maître de chant de la chapelle des rois de France, sous les règnes de Philippe Auguste et de son fils Louis VIII".
Il exerça plusieurs de ses talents comme artiste, musicien et écrivain. D’après les chroniqueurs Bernard de Besse, Salimbene d’Adam et Nicolas Glassberger, Julien de Spire est l’auteur de l’office liturgique rythmé de saint François d’Assise, composé entre 1232 et 1235, tout au moins pour les antiennes, les répons, le verset de l’Alleluia et la séquence, et l’un ou l’autre hymne, mais quelques hymnes et probablement les antiennes du 3é nocturne seraient l’œuvre du Pape Grégoire IX et de l’un ou l’autre cardinal (Thomas de Capoue, et peut-être Renier de Viterbe). Les mêmes chroniqueurs lui attribuent aussi, après 1241, l’office liturgique de saint Antoine de Padoue. D’autres proses et motets utilisés dans l’Ordre franciscain sont probablement aussi de lui. Ces deux offices ont été la source d’une nouvelle inspiration d’un chant grégorien propre aux Franciscains, qui a été copié par d’autres. Peut-être est-il aussi l’auteur de quelques parties de l’office liturgique de saint Dominique ?
On pense qu'il mourut à Paris vers 1250.

[modifier] Bibliographie

  • L. Oliger, Archivum Franciscanum Historicum (AFH) (1908), pp. 45-49.
  • Th. Desbonnets et Damien Vorrex, François d’Assise, Documents, 2e éd. Paris 1981 , p. 1389-1390.
  • Lebigue, J-B., Introduction à l'Office et la Vie de S. François (Julien de Spire) dans : François d'Assise, Ecrits, Vies et Témoignages (Sources Franciscaines) T. 1, Paris 2010.[[catégorie:Personnage du XIIIe siècle]]
Outils personnels