2012 : 800 ans de la fondation des Sœurs pauvres par sainte Claire
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Louise Lateau

De Wikitau.

Image:ofs_puce.png Louise Lateau
tiers-ordre franciscain, stigmatisée
née le 29 janvier 1850, Bois d’Haine Belgique
décédée le 25 août 1883
Louise Lateau est née le 29 janvier et baptisée le 30 janvier 1850. Elle avait à peine trois mois lorsqu’elle perdit son père forgeron, emporté par la variole le 18 avril 1850, dont elle-même connut longtemps les affres de la maladie et ne fut sauvée que de justesse. Son enfance se passa dans une très grande pauvreté qui était celle de la classe ouvrière à cette époque en Belgique.

D’instruction, cette jeune fille n’en eut guère, elle ne fréquenta l’école que pendant sept mois et reçut quelques cours de catéchisme. Elle apprit à écrire en observant les autres. Elle fit sa première communion en 1861. Elle dut travailler très jeune, pour aider sa maman, en allant d’une place à une autre.

Toute sa vie, elle se consacra aux pauvres et malades. On l’a vue soigner les cholériques et ensevelir les morts pendant l’épidémie qui sévit dans la région du centre en 1866.

Elle organisa un ouvroir et aidée par quelques amies, Louise travaillait à réparer des vêtements destinés aux pauvres. Elle fit son entrée dans le Tiers-Ordre de saint François en décembre 1867.

En 1868, Louise avait dix-huit ans, lorsque pour la première fois le sang suinte de son côté, puis de ses pieds, puis enfin de ses mains. Médecins, prélats, spécialistes de théologie, personnalités civiles se présentent à la porte de la maison pour entrevoir et constater ces faits extraordinaires.[1]

De nombreux rapports circonstanciés furent édités mais ne tranchèrent pas le débat, faute de moyens pour l’époque. Le 23 avril 1873, le Pape Léon XIII fit la déclaration suivante : « Le fait de Bois-d’Haine est un fait merveilleux. Vous pouvez dire pour ma part que jamais les médecins n’expliqueront ce fait-là. »

Depuis ce jour de 1868, Louise reçut chaque vendredi, à l’exception de quelques uns, les stigmates, passant de longues heures en extase. Bien que ses souffrances physiques et morales n’aient pas altéré sa sérénité, ne se nourrissant que par la communion quotidienne son organisme s’épuisa. A partir de janvier 1876, il fut impossible à Louise de se rendre à l’église. Elle ne quitta plus sa maison et on lui apportait chaque jour la communion.

Le 5 janvier 1879, elle s’alita jusqu’à sa mort le 25 août 1883 vers 6 heures 30 du matin, à l’âge de 33 ans. Elle est enterrée dans l’ancien cimetière derrière l’église.

Sa cause de canonisation, introduite par l’évêque de Tournai Monseigneur Jean Huard, a été ouverte en août 1991.

[modifier] Notes

  1. Dans un apendice à son livre Le Magnétisme animal daté de 1890, le philosophe et psychologue belge Joseph Delboeuf critique le manque de rigueur du Dr Levebvre dans l’analyse et la description du cas de Louise (voir www.psychanalyse-paris.com). En 1875, la Société royale de médecine envoya le Dr Warlomont procéder à des expériences et conclut que la stigmatisation n’était pas frauduleuse, que Louise était saine d’esprit, et que les stigmates étaient authentiques (voir Marco Margnelli pdf)

[modifier] Liens externe

  • www.chaudeau.be, présentation complète de Louise Lateau.
  • Docteur Fr. Lefèbvre, Louise Lateau de Bois-d'Haine, sa vie - ses extases - ses stigmates, Louvain, 1873
  • Abbé Ducoulombier, Louise Lateau, Imprimerie du Bulletin National Belge De N.-D. De Lourdes, 1907
  • M. Didry & A.M. Wallemacq, La Stigmatisée belge Louise Lateau de Bois-d'Haine, Warny, Louvain, 1947[[catégorie:Personnage du XIXe siècle|Lateau, Louise]]
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