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Nicolas Savouret (Bienheureux)
De Wikitau.
| Nicolas Savouret (Bienheureux) Cordelier du Couvent de Moulins | |
|---|---|
| x | Savouret 27 février 1733, Jonvelle (Besançon) France |
| martyr (déportation) | 16 juillet (28 messidor) 1794 (an II), Rochefort France |
| ordonné en | Diocèse d'Autun, Aumônier des Dames de Sainte-Claire de Moulins |
| Bx | 1° octobre 1995 par Jean-Paul II |
| XX | x par x |
| Bienheureux Martyrs des Pontons de Rochefort | |
Né à Jonvelle, dans le diocèse de Besançon le 27 février 1733, fils de Jacques, dit « la Rose », et de Catherine Bruer, Nicolas Savouret était dit-on pieux et éclairé et sa conversation instructive et édifiante.
Le bienheureux Père Savouret, prêtre du diocèse d'Autun, religieux cordelier du couvent de Moulins [1], docteur de Sorbonne, et directeur spirituel du couvent des Dames Clarisses de Moulins [2], y resta après la suppression des ordres monastiques. N'ayant point prêté ni serment de 1791, ni les suivants, il fut voué à la persécution et à la guillotine sèche », et fait partie du groupe de 80 ecclésiatiques de l'Allier condamné à la la déportation sur les pontons de Rochefort, le Washington et les Deux-Associés [3].[4].
Comme son âge de sexagénaire lui avait permis de rester en France, les autorités du département de l'Allier le mirent en réclusion. Ensuite elles l'envoyèrent donc, sans égard pour son âge, à Rochefort, où il devait être déporté au-delà des mers en Guyane.Ils furent là enfermés aux Capucins de Rochefort, transformés en prison, avec les bagnards. On l'embarqua , avec soixante-dix autres prêtres du même département, sur le navire ponton les Deux-Associés, en mars 1794. Le Père Nicolas Savouret, qui avait alors 62 ans, ne put supporter les souffrances de l'entrepont (manque d'hygiène, de nourriture, de soins, interdictions diverses, comme de prier en latin et mourut dit-on de la privation d'un remède, car il y avait bien des médecins, mais de mauvais soins. Il expira le 16 juillet suivant, et fut enterré dans l'Ile d'Aix comme ses confrères.
Il avait désiré, dans sa maladie, recevoir l'extrême-onction, le jour de saint Bonaventure, l'un des saints les plus illustres de son ordre (14 juillet); mais le mal ne lui permit pas d'attendre jusqu'à ce jour, et il fut heureux qu'un de ses confrères l'eût engagé à dévancer cette époque, car le 14 juillet 1794, il aurait été hors d'état d'apporter à cette sainte action la présence d'esprit et la ferveur avec lesquelles il reçut les derniers sacrements.[5]
Il fait partie des 64 martyrs des Pontons de Rochefort béatifiés le 1° Octobre1995 par Jean-Paul II.
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[modifier] Article connexe
[modifier] Liens externes
- Chapelle Sainte-Claire de Moulins
- Les Martyrs XII : deux récits de la vie quotidienne sur les Deux-Associés
- Les martyrs des pontons de Rochefort (1794-1795 Résumé]
- http://www.foi-et-contemplation.net/amis/pretres/pretres-deportes/Hist-Pretres-Refrac.php
[modifier] Bibliographie
- Abbé Yves Blomme .- Les Prêtres Déportés sur les Pontons de Rochefort.- 172 pages .- Éditions BORDESSOULES.-ISBN 2-903504-64-4 de 1994
[modifier] Notes et références
- ↑ Dans la Province du Bourbonnais quatre couvents de Cordelier, Moulins, Champègre, Montluçon et Donjon - Lire Les Cordeliers du Bourbonnais dans : Journal d'un bourgeois de Moulins dans la deuxième noitié du XVIIIe siècle, Volume 20 Ferdinand Claudon, H. Durond, 1901, 61 pages
- ↑ Couvent formé avec l'appui de la Duchesse de Berry
- ↑ Navires-prison, à savoir deux anciens négriers
- ↑ Un court récit concernant la déportation des ecclésiastiques de l'Allier nous donne une description intéressante : « Les ecclésiastiques du département de l'Allier, au nombre de quatre-vingts, à la tête desquels était M. Imbert, ex-vicaire et vicaire apostolique du diocèse de Moulins, arrivèrent à Limoges. En y arrivant, ils trouvèrent aux portes de la ville une multitude immense que la curiosité avait rassemblée pour considérer un spectacle d'un genre nouveau. C'était une grande quantité d'ânes et de boucs couverts d'habits sacerdotaux qui s'avançaient en formant une longue file ; et un énorme cochon revêtu d'ornements pontificaux, qui fermait la marche. Une mitre fixée sur la tête de ce dernier animal portait cette inscription : le pape. Celui qui présidait à cette fête irréligieuse, dont il était l'inventeur, fit arrêter les charrettes qui voituraient les ecclésiastiques, ordonna à ces hommes vénérables de descendre, et les mit, deux à deux, en rang avec les animaux. La procession sacrilège entra ainsi dans la ville ; quand elle fut parvenue à la place principale, on la rangea en cercle autour de l'échafaud sur lequel étain établi l'instrument de mort appelé guillotine. Alors le cercle s'ouvrit pour donner passage à la gendarmerie: qui amenait un prêtre non assermenté que le tribunal révolutionnaire de la ville venait de condamner à périr par ce genre de supplice. L'exécution se fit aussitôt. Le bourreau montra ensuite au peuple la tête qu'il venait d'abattre, et dit : « Les scélérats que vous voyez le méritent d'être traités comme celui que je viens d'exécuter. Par lequel voulez-vous que je commence ? » Le peuple s'écria : « Par celui que tu voudras. » Cependant après que la multitude eût savouré le plaisir de les effrayer par l'apparence d'une mort prochaine, on les conduisit en prison pour y passer la nuit. Ainsi se termina cette journée qui leur semblait devoir être la dernière de leur voyage et de leur vie : le jeu cruel qu'on se permit à leur égard se borna à la dérision et à la terreur » (Les Martyrs)
- ↑ Texte adapté de: Légendaire d'Autun, ou vies des saints des diocèses d'Autun, Châlon et Mâcon par Felix Etienne Pequegnot

