2012 : 800 ans de la fondation des Sœurs pauvres par sainte Claire
Pour lutter contre des attaques de robots, la création de nouveau comptes est momentanément suspendue. Veuillez nous en excuser.
Vous pouvez formuler votre demande de création de compte sur la page de discussion de frère Vincent

Olivier Maillard

De Wikitau.

Oliver Maillard (1430-1502)

Frère mineur de l’Observance, célèbre prédicateur, Vicaire général ultramontain de l’Observance.


Sommaire

[modifier] Sa Vie

Olivier Maillard naquit à Yvignac, en Bretagne, vers 1430 et entra chez les Frères mineurs Observants de la Province d’Aquitaine, selon Luc Wadding, ou à Chateauroux, dans la province de Touraine, ou à Dinant, selon d’autres sources. Il fit ses études universitaires à Paris, et une fois ordonné prêtre, il commença, avec succès, une longue carrière de prédicateur bien au-delà des frontières de sa province. Vers 1475, il fut à deux reprises vicaire provincial d’Aquitaine, puis en 1487, vicaire provincial de France parisienne. Il fut à plusieurs reprises vicaire général de l’Observance Ultramontaine, (entre 1490 et 1502), parcourant la France pour défendre l’Observance franciscaine et continuant toujours son ministère de prédication. Durant sa charge, il fonda de nombreuses maisons de l’Observance et encouragea les réformes religieuses et la vie spirituelles des Frères et sœurs de ces communautés.

En 1488, le pape Innocent VIII avait demandé à Olivier d’intervenir auprès du roi de France pour obtenir l’abolition de la Pragmatique sanction[1], ce qui fut refusé. Néanmoins, le roi de France Charles VIII l’avait en haute estime et le prit comme confesseur. Comme il avait pris la défense de ste Jeanne de France qui fut répudiée par le roi Louis XII, celui-ci l’envoya en exil en Flandres.

Olivier Maillard s’interessa aussi à l’envoi de frères mineurs observants dans le Nouveau Monde, surtout au Mexique. Après avoir quitté sa charge de vicaire général, il se retira au couvent de Toulouse où il mourut le 13 juin 1502, vénéré par tous ses frères. Il fut inhumé dans la salle du chapitre du couvent Notre-Dame des Anges. Six ans plus tard, le chapitre général de Barcelone prescrivit de transférer son corps dans une chapelle construite spécialement en ce but, où il fut vénéré par les fidèles. L’Ordre franciscain l’honore du titre de « bienheureux », mais il ne fut jamais canonisé.

[modifier] Son œuvre

Elle consiste essentiellement en recueil de sermons et en quelques traités de dévotion. On compte aussi quelques poésies et chansons. La prédication d’Olivier est très caractéristique du XVe siècle. Elle est populaire, parfois truculente et s’adresse à toutes les classes de la société pour dénoncer la licence des mœurs. Elle développe aussi les grands thèmes de l’année liturgique. Olivier prêchait en langue française, mais une partie de ses sermons furent traduits en latin… en perdant ainsi leur style pittoresque.

Presque tous ses sermons ont été publiés dès l’origine de l’imprimerie et sont difficilement accessibles aux lecteurs d’aujourd’hui. Ce sont de précieux incunables. On peut citer :

  • Sermones de adventu, quadragesimales et dominicales, (3 vols., Paris, 1497-8, 1506, 1522, etc.: Lyons, 1498, etc.).-
  • Sermones de adventu, quadragesimales, dominicales.-
  • De peccati stipendio et gratiae praemio (Paris, 1498—, 1515, etc.; Lyons, 1503), Paris in 1498.-
  • Quadragesimale, Bruges in 1501 (Paris, s.d.)-
  • Chanson piteuse . . . chantée à Toulouse 1502. (2nd ed., Paris, 1826).-
  • Histoire de la passion. . .de nostre doulx Sauveur,(Paris, 1493).-
  • La conformité et correspondance tres dévote des. . .mystères de la messe à la passion. . .,(Paris, 1552, réimprimée à Paris, 1828).-
  • L’instruction et consolation de la vie contemplative, (Paris, s.d.).-
  • La confession de Frère Oliver Maillard (Paris, s.d. ; Paris, 1500), souvent rééditée depuis. .

[modifier] Bibliographie

  • A. De La Borderie, Œuvres françaises d’Olivier Maillard (Nantes, 1877).-
  • A. Samouillan, Olivier Maillard, sa prédication et son temps, Toulouse, 1891.-
  • L. Beaumont-Maillet, Le grand couvent des cordeliers de Paris, (Paris, 1975), 71-75.-
  • A. Mabille de Poncheville, Bienheureux Olivier Maillard, le moine au franc parler, (Paris, 1946), Edit. Franciscaines, « Profils franciscains ».-
  • Catholicisme, art. Maillard (Olivier) par G. Mathon, Paris, Letouzey.-
  • H. Martin, Les ordres mendiants en Bretagne. Pauvreté volontaire et prédication, à la fin du M-A., 1975.

[modifier] Notes

  1. La Pragmatique Sanction de Bourges est une ordonnance qui fut promulguée le 7 juillet 1438, par le roi de France Charles VII, avec l’accord du clergé réuni en assemblée à Bourges. Le roi s’affirme comme le gardien des droits de l’Église de France. Ce décret fut le premier pas vers le gallicanisme. Voir l’article Pragmatique Sanction de Bourges sur Wikipédia.
Outils personnels