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Oratorio Saint-François d'Assise
De Wikitau.
Deux ans avant sa mort, en 1891, Charles Gounod, qui avait hésité dans sa jeunesse, entre la vocation religieuse [1] et la musique ( Il compose deux oratorios, Rédemption (1882) et Mors et Vita (1885) , achèva la partition d’un troisième oratorio (poème religieux), diptyque consacré à Saint François d'Assise, en deux parties.
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[modifier] L'Oratorio Saint François d'Assise
En décembre 1890, Gounod fait part à son épouse de son intention d'écrire pendant l'hiver, une oeuvre musicale sur un saint illustre, ainsi qu'un commentaire sur un texte de l'Ecriture Sainte. Une anecdote parue dans le journal L'Art musical du 21 juin 1894 à propos de Mors et Vita, affirme qu'un capucin aurait montré à Gounod un livre de peintures consacré à St François et suggéré à l'artiste de composer un oratorio sur le saint, que le Pape dédicacerait. [2] Le musicien avait demandé ensuite (en vain) à un évêque, son ami d'enfance, Mgr Charles Gay, de lui rimer les paroles de l'oratorio qu'il comptait écrire : Mgr Gay lui demanda en revanche le 19 janvier de composer de la musique religieuse pour son couvent de carmélites. Il écrivit à Mgr Gay, peu avant janvier 1991, : "Mais un rêve vient de me traverser l'esprit; c'est d'écrire une sorte de diptyque musical à la façon des tableaux des primitifs, sur saint François d'Assise[3]. Je voudrais que le premier des deux tableaux soit la traduction musicale du beau tableau de Murillo représentant le Crucifié qui se penche vers saint François et lui passe le bras autour du cou. Le second morceau serait serait la traduction de l'admirable tableau de Giotto, la mort de saint François entouré de ses religieux. Je ne sais qu'une âme capable d'écrire les vers de ces deux poèmes sublimes, c'est celle de mon saint ami ( Mgr Gay). Mais vais-je oser le lui demander ?" . (Lettre à Mgr Charles Gay, du 6 décembre 1890)"
Les Annales franciscaines de l'époque (bulletin mensuel du Tiers-Ordre) [4] en firent une recension en ces termes : " M. Gounod, who has only recently finished his Oratorio, " Mors et Vita," for the Birmingham Festival, is now at work on a new Oratorio on the subject of S. Francis of Assisi, with which the spiritual emotion of his inspiration at its "
L’ouvrage, une partition manuscrite de 67 pages, fut donné en première audition par le Conservatoire les 27 et 28 mars 1891. Il fut donné ensuite par la Société des Concerts du Conservatoire les jeudi et vendredi saints 1891. La première partie se déroule dans la cellule de Saint François et la seconde décrit la mort du saint.
Charles Gounod offrit ensuite en mars 1891 le manuscrit soigneusement relié à son ami le peintre Carolus-Duran, un ami de Saint François et du franciscanisme, en souvenir des bons moments passés avec lui en février mars 1891. L'artiste réalisera une magnifique reliure ouvragée, avec les initiales de Charles Gounod en lettres d'or au centre.
Un siècle plus tard, Sœur Nicole Jégo, supérieure provinciale des Sœurs de la Charité de Saint-Louis, le retrouva dans les archives de sa congrégation. Il avait appartenu à Mère Aimée de Marie, Supérieure de la Congrégation, morte dans les années quarante. Sœur Nicole parle alors du manuscrit retrouvé à à Pascal Escande, son ancien professeur de musique et directeur du festival d’Auvers-sur-Oise. Il fut alors créé sous la direction de Michel Piquemal.
[modifier] Notes et références
- ↑ Maître de chapelle de la paroisse des Missions étrangères, à Paris, il se prépare à la prêtrise, porta la soutane , et signe ses partitions «abbé Gounod». Il habite alors la maison des Carmes et suit des cours de théologie au Séminaire Saint-Sulpice
- ↑ Gérard Condé, Charles Gounod, 2009
- ↑ Son père, Jean-François Gounod, était peintre
- ↑ Franciscan annals 1885, p.182
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Abrégé de sa vie
- Dossier de presse du Festival d'Annecy : Gounod, Saint-François d'Assie: l'histoire du manuscrit disparu
- Ave Maria de Gounod

