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Pascal Baylon (saint)
De Wikitau.
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Pascal est né en 1540, le jour de Pâques, ce qui justifie son nom, dans un village du royaume d’Aragon : Torre-Hermosa. Sa famille, très modeste, mais profondément croyante et pieuse l’encouragea, dès le plus jeune âge une grande dévotion à l’Eucharistie, qu’il cultiva durant toute sa vie. Engagé comme berger, il put passer de longs moments dans la prière. Il apprit à lire avec des personnes rencontrées, afin de pouvoir lire des livres de catéchèse et de dévotion. Il conduisait son troupeau devant des chapelles ou des statues où il pouvait se mettre en prière devant des images pieuses. Sa famille, son employeur et son entourage constataient son attirance particulière pour la prière et la solitude, ainsi que son souci de bien accomplir son métier. Vers l’âge de vingt ans, il fit connaître son désir de consécration religieuse et se rendit dans le royaume de Valence pour solliciter son admission chez les Franciscains observants de la branche récemment fondée par st Pierre d’Alcántara, qui était alors la plus austère et la plus contemplative. Les religieux hésitèrent à l’admettre, en raison de sa rusticité, mais Pascal, sans se décourager, s’embaucha comme berger dans le voisinage du couvent, afin de participer à leurs prières. La réputation de sa sainteté qui commençait à se répandre poussa les frères, en 1564, à accepter enfin son entrée au couvent, où il résolut de demeurer comme frère laïc, et de servir les autres frères dans les tâches les plus humbles. Il prononça ses vœux perpétuels en 1565. Outre les services divers et les temps de prières communautaires, il passait beaucoup de temps en oraison de jour et de nuit, dans l’église conventuelle, développant sa piété eucharistique et sa contemplation.
Vers 1575, ses supérieurs l’envoyèrent en France, pour porter des messages au ministre général Christophe de Cheffontaines qui résidait alors à Paris. On était en pleine guerre de religion et Pascal devait traverser des régions occupées par les huguenots. Il ne put éviter les dangers de ce voyage et fut plusieurs fois malmené, et même bastonné et lapidé. Il garda toute sa vie une blessure à l’épaule et une balafre au visage. Une fois sa mission accomplie, il revint en Espagne, en essuyant les mêmes tourments. Il séjourna ensuite, pour le restant de ses jours, au couvent franciscain de Villa-Réal, près de Valence, où sa réputation de sainteté était bien établie, notamment en raison de sa contemplation eucharistique, à l’époque où les Réformés combattaient la doctrine de la présence réelle de Jésus, et où la contre-réforme catholique centrait son enseignement sur cette doctrine et multipliait les pratiques de dévotion envers ce sacrement.
Agé de 52 ans, il reçut la révélation de sa mort prochaine, tandis qu’il participait à la célébration eucharistique. Et de fait il tomba rapidement malade et mourut saintement en invoquant le nom de Jésus, le dimanche de la Pentecôte, 17 mai 1592, tandis que le prêtre élevait la sainte hostie, dans la chapelle du couvent. Aussitôt il fut l’objet d’un véritable culte, tandis que de nombreux miracles lui furent attribués. Son tombeau, dans l’église conventuelle, devint le lieu d’un pèlerinage, jusqu’à nos jours. Mais en 1936, sa tombe fut profanée et son corps brûlé par les républicains d’Espagne. Le pape Paul V l’avait déclaré bienheureux, en 1618, et le 16 octobre 1690, Alexandre VIII le canonisait. En raison de son exceptionnelle piété envers le Saint Sacrement, le pape Léon XIII, en 1897, le proclamait patron des congrès et œuvres eucharistiques.
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[modifier] Bibliographie
- Omer Englebert , Saint Pascal Baylon, patron des congrès eucharistiques, Paris, Éditions Franciscaines, 1946, coll. "Profils Franciscains"
- Lire en ligne Vita, virtu, e miracoli del beato Pasquale Baylon religioso scalzo de Cristobal de Arta
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