2012 : 800 ans de la fondation des Sœurs pauvres par sainte Claire
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Thomas Illyricus

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La statuette d'albâtre trouvée sur la grève par Thomas Illyricus en 1519

Thomas Illyricus (Tommaso da Osimo,1484 - 1528) surnommé l'Esclavon [1] est un franciscain originaire de Vrana (Pakoštane) dans le diocèse de Zadar en Dalmatie (Illyrie, d'où son surnom Illyricus). Mort en France en 1528 à Carnolès (Alpes Maritimes), fut un des hommes les plus célèbres de son temps. Prédicateur itinérant, voyageur infatigable, il vécut près d' Arcachon comme ermite à la Teste-de-Buch, près de la Chapelle Notre-Dame d'Arcachon qu'il avait construite pour une Vierge d'albâtre trouvée sur la grève.

Sommaire

[modifier] Biographie

Les prédications de Thomas Illyricus: Croatie, Italie et France (agrandir l'image pour voir les détails sur la carte)

Il émigre à Osimo dans les Marches d'Ancône dans sa jeunesse, avec ses parents. Dans son enfance il garde les pourceaux, car sa famille est pauvre. Après un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, où il ira deux fois (1515, 1518-1522), il passe par Rhodes et devient frère chez les Frères Mineurs d'Osimo , il est prêtre à l'âge de 25 ans. Il serait allé en Terre Sainte. Il commence par prêcher dans les villages environnants. Il visite ensuite : Gênes, Parme, Rimini, Pesaro, Grenoble [2], Raguse, où il prêche en 1515 ( la ville se constelle alors de monogrammes christiques [3]). Puis il s'installe en France en 1518.

Frontispice des sermones aurei: Thomas prêchant

Il devient prédicateur itinérant, attirant une foule immense à ses prédications et parcourt le sud de la France sur un âne, à Condom [4] où il prêche devant 4000 personnes qui le suivent en criant à Dieu Miséricorde, ainsi qu'à Nérac. Il prêche à Toulouse en 1519, Cahors, puis Agen. Il prêche à Foix en 1520 et Casteljaloux. Il combat par ses écrits les Luthériens. Il prêche à Montauban[5], Villefranche de Rouergue. A Toulouse aussi, la foule est si nombreuse qu'il doit faire ses sermons en plein air, sur une chaire et un amphitheâtre construits pour lui et non dans l'église des Cordeliers de Toulouse. [6] Thomas Illyricus opére dans les mœurs publiques une réforme salutaire. « Ce fut, dit Lafaille, à l'instigation de ce grand serviteur de Dieu que les Capitouls firent mettre, sur les cinq principales portes de cette ville, des marbres où est représenté en lettres de relief le saint nom de Jésus supporté par des anges  ».

Il se retire pendant plusieurs années dans la forêt d'Arcachon, d'où son nom d' "ermite d'Arcachon". "En 1520, avec l'aide de plusieurs fidèles, le moine franciscain Thomas Illyricus construit un petit oratoire en bois pour honorer la statuette de la Vierge à l’enfant qu’il a recueillie sur la plage de Bernet. Une statuette en albâtre que l’on peut encore voir dans la chapelle des Marins jouxtant la basilique Notre-Dame. Aussitôt, comme on le lit dans des chroniques de l’époque, "les gens du pays prennent la Vierge en dévotion et viennent la prier et la veiller pour guérir de leurs maux" (voir : La Vierge et la Chapelle Notre-Dame-des-Marins ) [7]

[8] En 1522 il retourne en Italie à Turin où il fait imprimer un écrit contre les luthériens.
Il prêche à Bordeaux, en Guyenne en 1526. Une lettre du pape Clément VII (son ami) du 13 janvier 1527 le nomme inquisiteur en Savoie contre luthériens et vaudois[9]. Il continue une prédication itinérante dans le sud ( Monaco, Nice). Le saint homme s'installe alors à Carnolès en Provence où il meurt en 1528 [10].
Il écrivit une cinquantaine de sermons sur le Christ, sur la Vierge Marie, sur la conception de la Vierge, sur la beauté de la Vierge, et surtout sa Médiation universelle.
Procès en béatification : il fut autrefois à Bordeaux ou Toulouse, classé dans les Bienheureux. R. Darricau, ‘Thomas Illyricus’, Catholicisme XIV, 1212. Il occupe une place importante dans le puissant mouvement de renouveau spirituel qui, depuis le début du xve s., s’efforçait de guérir l’Europe de sa crise morale et religieuse. À ce titre il compte parmi ceux qui, bien avant le concile de Trente, ont préparé les voies à la Réforme catholique.[11]

[modifier] Son portrait

Thomas Illyricus d'après une ancienne description ( manuscrit de Cahors) était grand et maigre, osseux et de haute stature, et portait la barbe longue, avait visage très pâle, le nez mince, dormant sur une planche, buvant un vin coupé d'eau. " Il vivait plutôt comme un ange que comme un homme: il mangeait peu, buvait du vin très étendu d'eau. Il ne dormait pas dans un lit, mais sur une mauvaise planche. Quoiqu'infirme il se levait à minuit pour réciter Matines. Chaque jour il célébrait ou du moins il entendait la messe. Il prêchait durant quatre ou cinq heures, cependant les auditeurs ne murmuraient pas mais gardaient un profond silence....[12] "

[modifier] Prédication de Cahors

" Le nom de Jhesus Maria, mettre,

Jhesus Maria nous disons

Escript en quelque belle lettre

Devant les portes des maisons"

(Dis de Frère Thomas Cordelier) [13]

Comme pendant son séjour à Cahors, l'homme de Dieu au nom de Jésus-Christ avait recommandé aux consuls de faire brûler toutes les cartes servant au jeu avec les tables et tréteaux à l'usage des dés, aussitôt après son départ, le jour même, marchands et bourgeois, apportèrent tous toutes ces futilités dans la maison consulaire. Il y avait bien pour les cartes jusqu'à cinq charges de chevaux, et un bûcher ayant été préparé, tous ces objets furent brûlés sur la place publique devant la maison commune. Le rédacteur a reproduit, à la suite de son récit, une lettre écrite de Villefranche, le 18 mai 1519, par frère Thomas aux consuls de Cahors, où il les félicite de leur autodafé et dit combien il s'en est réjoui. Le registre des jurades de Condom, toujours plus bref que le registre de Cahors, se contente de cette simple mention M et fey ardre totas las cartas, datz, taulers et tamborins et fey cessar beaucop de jocz que no joguen per 10 present . »


[modifier] L'ermite d'Arcachon

Bassin d'Arcachon

« Allant dans le monde, monté sur un pauvre âne, vivant avec toute l’humilité qu’il est possible, il aborda notre Guyenne, et cherchant les lieux les plus solitaires, il fut visiter la côte de la mer, vers le Captalat de Buch ».

Frère Thomas Illyricus, après avoir ravi et édifié l'Italie par son éloquence et sa sainteté, arriva d'Ancône à Bordeaux, pour s'y livrer à la prédication. Une large place existait à l'entrée du couvent de la Grande-Observance [14]».

Ce fut là qu'il établit sa chaire, les plus vastes églises étant insuffisantes pour contenir la foule qui se pressait autour de lui, avide d'entendre sa parole. Doué d'un zèle ardent et d'une grande puissance d'élocution, Illyricus travaillait depuis longtemps, avec un rare succès, au salut de ses frères, lorsqu'il sentit qu'après tant de triomphes et de labeurs, son âme avait besoin de recueillement et de solitude. Il renonça à la prédication , partit de Bordeaux, et gagna, à travers les landes, les dunes du bassin d'Arcachon.

Arrivé en face du Cap Ferret, il fut frappé de la splendide beauté du tableau qui se déroulait devant ses yeux, en même temps que de la désolation qui régnait autour de lui, et il s'établit aussitôt dans ce désert aride, qui lui offrait à la fois la mortification du corps par les privations inhérentes à un pareil séjour, et l'élévation de l'âme par la contemplation des œuvres de Dieu. Il vécut là plusieurs années, se livrant tour à tour à la prière, à l'étude, à la méditation, et il écrivit l'ouvrage intitulé : Qualités d'un vrai prélat

[modifier] La Vierge et la Chapelle Notre-Dame-des-Marins

« Etant en un lieu qu’on nomme Araixon, il vit la mer enflée qui roulait des foudres…

Sur cette carte [15] on peut voir le premier emplacement de la Chapelle près de la pointe du Bernet dans le Bassin d'Arcachon et de la grève, plus tard reconstruite à l'est à l'emplacement de la basilique actuelle

Sur l’heure, voyant deux navires portés par des courants sur les dangers, ce bonhomme (Thomas Illyricus) , se jette à genoux, imprime le signe de la croix sur le sable, fait son oraison à Dieu, pour le salut de ceux qui étaient battus des vents et heurtés des sables. Lequel, exauçant ses vœux, fit calmer la mer en un instant, à la vue de nombre de personnes ; de sorte que ces vaisseaux, chose jamais vue, eurent le loisir de se parer, au péril et mettre du large. Au même temps, soit que ce fussent les restes du bris de quelque naufrage, ou peut-être miracle, la mer jeta sur le bord, une image de la Vierge, laquelle Thomas Illyricus releva et, la portant sur la pente qui tombe en la mer, fit bâtir une chapelle qui se voit encore aujourd’hui, dans les montagnes de pins, lieu pour son assiette affreux et sauvage au possible, où il séjourna quelque temps. Il voulut qu’elle fut de bois pour être facilement remuée de lieu à autre, car les orages et les vents remuent souvent ces sables, aplanissent les montagnes et relèvent plus haut. (Florimond de Rémond, s.XVI°)[16][17]


Cette chapelle ne donnait pas sur l'Océan, la pointe du Cap Ferret et les plages immenses de la côte ouest, mais sur le bassin d'Arcachon avec l' "île aux Oiseaux" (nom qu'on retrouve dans la Navigatio de Saint Brendan) : et là vivent des oiseaux de toute sorte: aigrettes, courlis cendrés, bécasseaux, poules d'eau noires et sarcelles, sternes, gravelots, chevaliers gambettes ... comme pour rappeller Prêche aux oiseaux de saint François d'Assise.

[modifier] Un prophète?

Une prophétie lui fut attribuée  : elle parut au XVI° siècle, traduite de l'italien : Copie de la prophétie faicte par le pauvre frère Thomas souverain exclamateur de la parolle de Dieu, Il reste une incertitude quant à son auteur.

[18]

Religionit amor primivi oblivio voti
Divinusque sacras cultus anhelat opes.
Fastus et ambitio deturbant cardine mentes,
Lethiferoque pias devorat igne Cypris.
Cordiger Illyricis Thomas de finibus ibat,
Ac gradiens sanctum gestat asella senem.
Ille, reformati horrescens contagia cleri,
Venturumcertoprœcinit ore malum,
Queis velata dolis irreperet hœresis urbi,
Surriperetque sacrum singuld ab œde penum,
Multiplici afficeret sanctorum corpora letho,
Et madido œquaret sanguine templa solo,
Ejiceret clerum, qui, palabundus et exul,
Nesciret tutus quâ foret urbe locus;
Vates plura senex miseri prœnuntia fati
Addit, et, excusso pulvere calcis, abit. »
( Roques  : Frère Thomas à Montauban) [19]


[modifier] Adieu à Foix

« Pays de Foix, pays de Foix, qui fais la sourde oreille à mes admonitions, tu verras sans doute de nouvelles rivières de larmes rejaillissantes de tes yeux, tu verras mes prédictions par trop accomplies et les feux ondoyer parmi tes riches montagnes et populeuses vallées. Ces belles maisons et sacrés édifices, marques de la piété et dévotion de tes pères, seront données en proie aux ennemis de l'église de Dieu, et aux hérésies qui seront cultivées et reçues dans ton pourpris. Tu verras encore les exécuteurs et bourreaux de la divine justice, qui chasseront rudement et en divers temps, les vendeurs et acheteurs dans le temple, et les loups enfin entreront dans le bercail, déchirant les brebis et le pasteur ensemble, tant pour la fainéantise de tes ecclésiastiques, que l'indévotion de tes peuples, dont la plupart n'entendent messe que par coutume, ou par respect humain. Et partant, adieu, pays de Foix , en général et en particulier, pour ma dernière visite, ne pouvant plus parler sans ouvrir mon cœur à une infinité de soupirs et sanglots, voyant tant d'impénitences, tant d'offenses et péchés commis contre Dieu, l'horreur desquels me font déloger avec ce regret d'avoir peu profité pour le salut des âmes, adieu donc, et convertis toi à bonne heure pour prévenir tes malheurs. »

[modifier] Adieu à la Guyenne

« Le jour où, pour la dernière fois, il était descendu de la chaire pour aller bientôt vivre en cénobite sur les plages désolées d'Arcachon, il avait jeté sur la foule amassée devant le couvent de la Grande-Observance, ce brûlant adieu à la Guyenne : « Belle et délicieuse province, le paradis du monde, tu verseras de nouvelles rivières de larmes ; tu verras les feux ondoyer parmi tes riches campagnes, et ces belles maisons, marques de la » piété et dévotion de tes pères, données en proie aux ennemis de l'Église qui naîtront dedans toi. Tu verras les exécuteurs et les bourreaux de la divine justice qui chasseront à coup de fouet les vendeurs du temple ; les loups entreront dedans le bercail, déchireront et brebis et pasteurs. Bordeaux ! tu verras de tes murs les églises voisines embrasées. A peine échapperont celles qui sont dans tes murailles la rage et la fureur des ennemis de l'Église de Dieu, punition très juste, et de l'indévotion du peuple et de la fainéantise de ses officiers ... »

[modifier] La Fuite du Monde

« Comme si vous aviez abandonné Sodome et que vous fuyiez vers la montagne, ne regardez pas en arrière. Courez sur la route des vertus afin de les conquérir. Fuyez le monde et tout ce qui appartient au monde. Le monde passe et aussi le désir que l'on en a. Le monde est instable, inquiet, mouvant ; il n'a en lui rien de sûr ; il promet la santé et ce sont les maladies ; il promet la vie et c'est la mort ; il promet la richesse, et la misère s'avance avec la pauvreté ; il promet une situation solide, la gloire, la renommée, les honneurs, et il procure les malheurs correspondants ; ne vous attachez donc pas à lui si vous ne voulez pas être plongé dans le gouffre profond de l'Enfer ! » « Craignez les naufrages. Et je vous avertis en nautonier expérimenté, dont le navire est loin d'être sans avarie, et la cargaison saine et sauve, puisque jadis un naufrage m'a jeté sur le rivage. Navigateur, je le déclare à voix tremblante : dans le bouillonnement des flots de la luxure. Charybde engloutit votre salut. Sa bouche virginale consomme le naufrage de votre pudeur. Le désir souriant caresse Scylla. Voilà le rivage redoutable, voilà le pirate diabolique qui porte des chaînes pour emprisonner ses alliés. Ne croyez pas être, bien plus, ne soyez pas en sécurité. Bien que la mer se ride à la manière imprécise d'une eau stagnante ; bien que, sous le souffle du vent, sa surface s'émeuve à peine, cette plaine renferme de hautes montagnes ; en elle est le danger, en elle l'ennemi. Préparez donc les cordages, hissez les voiles. Fixez la croix sur vos fronts pour qu'elle soit votre vergue. Cette tranquillité, c'est la tempête.!»[20]

[modifier] Œuvres

  • Testamentum, Tolosa 1519 26 April 1519
  • Epistola ad Ragusanos de Invicem Habenda Caritate
  • Epistola fratris Th. I. ... pro defensione nominis Jhesu directa ad sacrum senatum Tholosanum, 1519;
  • Littera ad omnes fideles contra hypocritas, Limoges 1520;
  • Sermones aurei ac excellentissimi in alma civitate Tholosana proclamati, Toulouse 1521;
  • Libellus de potestate summi pontificis ... qui intitulatur Clipeus status papalis, Turin 1523; Conditiones veri pastoris animarum, ebd. 1523;
  • In Lutherianas hereses clipeus catholicae ecclesiae .... in duo sectus volumina, quorum primum de sacramentis pertractat Ecclesia adversus Lutherii opus de captivitate Babylonica inscriptum, alterum reliquos eiusdem Martini Lutheri errores perstringit confutatio, Turin 1524; (Bouclier de la Foi courre Luther, de la Puissance du Pape, 8c autres Traités de Doctrine 8c de Morale)
  • L'épitre de fr. Th. I. ... à tous les chrétiens sur le mariage, Poitiers, o.J.;
  • Le sermon de la charité ... contre Luther, Saint-Nicolas-du-Port 1525; Dévotes oraisons, Paris 1528;
  • Regula pro prelatis ecclesiae, o.O.u.J.; Prophétie faicte par le pauvre frère Th., souverain exclamateur de la parole de Dieu, nouvellement translatée d'Italien en François, o.O. 1530
  • Tractatus de Conceptione Virginis Mariae
  • Quadragesimales conciones et adventus
  • Clypeum Piorum
  • Dévotes Oraisons
  • Officium nominis Jésus; cum missa ejusdem et litania (un seul exemplaire connu Bibliothèque de Genève)
  • De donatione Constantini facta ... S. Silvestro Papae
  • Clypeus status papalis (1526), qui continet 1. Epistolas quatuor 3 ad Adrianum VI., ad Ducem Sabaudiae, ad Lugdunenses ad Episcopum Valentiae, et Abbatem S. Michaelis Archangeli in Pedemonte; 2. Tractatum de Ecclesiae clavibus ac Pontificum potestate: sermo popularis contra quosdam Vicarium Christi calumniantes;- 3. Specialem tractatum de potestate Summi Pontijicis contra Mariinum Lutherum; 4. Conclusiones quasdam circa electionem Summi Pontijicis-, 5. Casus septem, in quibus Summus Ponti/ex est auferibilis de Papatu; 6. Modum se habendi tempore schismalis; 7. Confutationes quarumdam conclusionum Lutheri: suntque sex; 8. Condiliones veri pastoris animarum una cum probatione reformandae christianilatis3 ac invectivas contra rnalos christianos. .

Un épigramme à la fin de cet ouvrage :


Ignotus latuit Thomas non vile Minorum
Mancipium, cujus nunc sua fama micat.
Excudit varium sermonibus arte diserta
Hic opus: impressa docta Tholosa prius.
Nunc aliud Papae clarum, quo summa potestas
Pingitur, excudit Dalmata noster opus;
Arguit et mores hominum, ritusque nefandos

[modifier] Notes et références

  1. Parce qu' originaire d'Esclavonie, en Dalmatie
  2. . Frère Thomas vient en cette ville de Grenoble le 14 novembre 1516, y prêche plusieurs fois jusqu'au 19, jour de son départ, sur une place publique, celle de Sainte-Marie, en présence de l'évêque Laurent Aucinand
  3. "Qu'il soit béni le nom de Jésus, -f IHS, qui, presque toujours uni à celui de Marie, IHS Ma, précède un grand nombre de formules ; nom prêché par un imitateur de saint Bernardin de Sienne, par le franciscain Thomas Illyricus"
  4. "Le dimanche 27 octobre 1518, arrivée à Condom ; séjour d'une semaine environ dans cette ville, où il prêche trois fois dans le couvent des Frères Mineurs de Condom, et une fois, le jour de la Toussaint, dans la prairie de l'hôpital, devant plus de trente mille personnes ; départ pour Nérac ; retour à Condom, départ pour Toulouse "(Archives de Condom et de Cahors)
  5. "Il arriva effectivement dans la nuit du 9 décembre 1518, et, dès le lendemain, il prêchait du haut d'une chaire établie pour la circonstance dans le cimetière du Moustier (enclos actuel de la Maison des missionnaires diocésains). A cette prédication, qui dura environ quatre heures, assistèrent plus de quinze à seize mille personnes. Toute la nuit, il était arrivé des gens à foison. » En face de l'exiguïté du lieu, « frère Thomas dit au sermon qu'on changeât de place pour qu'il prêchât le lendemain, parce qu'il viendrait tant de monde qu'on ne pourrait entrer sur l'emplacement actuel, et qu'il avait résolu de faire un beau sermon. On visita tous les lieux où il y avait de la place. Il fut arrêté que le plus grand emplacement était au grand pré des Fra-Minors » (actuellement enclos du couvent des Ursulines). La chaire y fut transportée, et la prédication faite après la messe dura cinq heures, en présence de vingt-cinq mille auditeurs, ainsi évalués par une foule de gens" Bulletin archéologique et historique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne
  6. [1]
  7. Histoire en Buch Chronique n° 034
  8. Cette statue en marbre blanc (albâtre) du XIIIe siècle se trouve désormais dans l'église Notre-Dame d'Arcachon. A Arcachon, la chapelle fut deux fois reconstruite. Une croix indique le lieu où Thomas trouva la statue, croix tout d'abord rouge, puis blanche et dite Croix de la Jetée de la chapelle, qui salue les marins d'un coup de corne, croix blanche prolongée d'une rue portant son nom, la Rue Thomas Illyricus. http://www.arcachon-nostalgie.com/img/Sixties/AlleeChapelle.htm
  9. Les origines de la réforme à Genève, Volume 2 Par Henri Naef [2] p 71-76
  10. Il est enterré dans la chapelle Notre-Dame de Carnolès et non à Arcachon comme Oscar Dejean le dit
  11. Illyricus (Tommaso da Osimo, 1484 - 1528) dans Fransciscans Authors
  12. De Nérac à Condom: actes du XXXVe Congrès d'études régionales
  13. Le 'Dis de Fraire Thomas Cordelier est une "chanson" en ancien français - texte dans Livre de raison de la famille Dudrot de Capdebosc (1522-1675)
  14. Un des plus anciens Captaux de Buch, Pierre de Bordeaux, seigneur de Puypaulin et de Castelnau en Médoc, avait fondé, en 12147, dans cette ville de Bordeaux dont il portait le nom, un couvent de Cordeliers de la grande observance de saint François d'Assise.
  15. Illustration : carte de Noël Courtaigne, Arcachon : http://www.leonc.fr/
  16. Cité dele Captalat de Buch
  17. Peu de jours après, sur le lieu même où il avait obtenu cette miraculeuse délivrance, le vénérable ermite trouvait, à demi couverte par les sables de la plage, une petite statue de la Vierge... Les dégradations qu'a subies cette sainte image indiquent assez qu'elle a été longtemps ballottée par les flots, et qu'elle provient d'un naufrage. Sculptée dans un bloc d'albâtre, elle a cinquante centimètres de hauteur ; la Mère de Dieu est représentée assise, tenant l'Enfant Jésus sur son bras droit, et drapée dans un manteau oriental qui ne laisse apercevoir que l'extrémité de ses pieds. Par sa forme plate et les divers détails de son exécution, cette statue paraît dater du treizième siècle. Le frère Thomas la recueille avec un saint respect ; il la transporte dans sa chaumière, et bientôt, à un kilomètre environ au sud-ouest du lieu où se trouve aujourd'hui la Chapelle, il élève, en l'année 1488, un Oratoire en bois, qu'il dédie à Notre-Dame d'Arcachon, et dans lequel il place la statue de l'Étoile des mers, si miraculeusement trouvée sur la côte. Objet de la vénération des marins du littoral, cet humble Oratoire reçut leurs modestes offrandes. Il excita alors la convoitise de quelques pirates, qui, profitant de l'absence de l'ermite, vinrent piller la Chapelle ; mais, à peine eurent-ils levé l'ancre pour franchir la barre, qu'ils touchèrent sur un banc de sable, et, quoique le temps fut calme et serein, ils périrent corps et biens, en vue du lieu qu'ils avaient osé profaner. Cet événement remarquable, qui fit, dans le pays, une profonde sensation, rendit plus vive encore la foi des habitants de la contrée, et donna un nouvel essor à leur dévotion envers Notre-Dame d'Arcachon. La piété des fidèles eut promptement réparé les dégâts commis par les forbans, et l'on pourvut alors l'Oratoire d'une cloche, qui fut posée au sommet de la façade de l'édifice, sous un petit toit supporté par quatre colonnettes et surmonté d'une croix
    Dejean La chapelle Notre-Dame d'Arcachon: esquisse historique - Page 5
  18. [3] Prophétie faicte par frère Thomas Illiric, translatée d'italien, s. 1. ni d. (vers 1530) pet. in-4°. "Il y a des réimpr. de cet opuscule en prose, savoir: Copie de la prophétie faicte p le pauvre frère Thomas souverain exclamateur de la parolle de Dieu nouvellement translatée de Ytalien en frànçois. s. I. ni d. pet. in-8e. Gotb. (4 ff. & 23 1.) s. I. ni d. pet. in-8°. (8 ff., dont le dem. bl.)"
  19. Perrin de Grand Pré (Histoire de Montauban depuis la fondation de son abbaie par le roy Pepin jusqu'à l'épiscopat de Pierre de Bertier (987-1674) ) - F. Thomas l'Illyrien, vint prêcher à Montauban devant 25000 personnes, et son sermon dura 5 heures. Les poèmes sur Thomas Illyricus sont publiés par Daux, Histoire de l'Église de Montauban, t. I, XI, p. 22, et traduits dans l'étude de Seilhan in Bulletin archéologique hist. Soc . archéol.Tarn et Garonne 80(1953) 132-175 sur Thomas Illyricus voir également abbé Pottier
  20. Citations extraites du site "Histoire en Buch", le plus intéressant sur Thomas Illyricus, v en lien externe

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Thomas Illyricus dans new ecclesiastical history: containing an account of the controversies 1699
  • La messe de Thomas Illyricus. Revue bénédictine, t. XIII, p. 1 51-164 (1905)
  • Dupin
  • Jacques Ragot dans De Nérac à Condom: actes du XXXVe Congrès d'études régionales tenu à Condom, Flaran et Nérac, les 17, 18 et 19 juin 1983 rapporte: Dans la Revue de Gascogne de l'année 1872, l'abbé Barrère a raconté le séjour de Thomas Illyricus à Condom et à Nérac, en 1518, d'après le livre des Jurades de Condom de 1505 à 1540, rédigé en gascon. Jacques Ragot, « Passage à Condom et à Nérac de Thomas Illyricus, futur ermite d'Arcachon », Revue de l'Agenais.
  • Roudie et Bourrachot : Le passage de Thomas Illyricus à Agen (1518) et à Casteljaloux (1520), t. LXIII
  • Charles Daney Thomas Illyricus, l’ermite d’Arcachon Editions Loubatières/ 10 bis, boulevard de l’Europe 31120 Portet-sur-Garonne / N°ISBN 2-86266-282-8
  • Dr. Seilhan, La vie ardente et tumultueuse de F. Thomas Illyricus, Prémoniteur de la Réforme (son passage à Montauban en 1518) dans Bull. Archéologique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1954
  • Patry Les débuts de la Réforme protestante en Guyenne, 1523-1559 : arrêts du Parlement (1912) XIII-XIX
  • R. M. Mauriac : Un réformateur catholique, Thomas Illyricus, Frère mineur de l'Observance, 1831, Frère Thomas Illyricus, par l'abbé Mauriac, dans Archivum Franciscanum, 1926.Nomenclature et description sommaire des œuvres de Fr. Thomas Illyricus, O.F.M dans Archivum franciscanum historicum". An. XVIII, fasc. III 1925. In-8°.., enquête en vue de la béatification de Fr. Thomas Illyricus, OFM, en 1612 (aux archives du Palais de Monaco D1. 551) voir aussi Etudes Franciscaines, 1929
  • André Rebsomen, Notre-Dame d’Arcachon, Éditions Delmas, Bordeaux, 1937
  • R. P. Delpeuch, Histoire de N.-D. d'Arcachon et du B. Thomas Illyricus son fondateur, 1872.
  • Godefroy MF, Thomas Illyricus, prédicateur et théologien, Thèse de Toulouse III, 1984
  • Godefroy MF , Le prédicateur franciscain Thomas Illyricus à Toulouse (novembre 1518 mai 1519), Annales du Midi Toulouse, 1985, vol. 97, no170, pp. 101-114 et Le passage à Foix du prédicateur franciscain Thomas Illyricus (1520), 1992, p. 69- 72 et enfin Vers la Frontière Thomas Illyricus
  • J. Rousset-Nevers : Thomas Illyricus, p. 14-21
  • Raymond Darricau, `"Thomas Illyricus"', dans Catholicisme XIV, 1211-1212
  • Franjo Sanjek, ‘"Thomas Illyricus"’, Lexikon für Theologie und Kirche 3 IX, 1530

[modifier] Liens externes

[modifier] Arcachon

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